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Samedi 9 décembre 2006

Pas de difficultés pour le Président du Mouvement pour la France pour son investiture. Celle-ci a été une pure formalité. En fait, la difficulté pour Philippe de Villiers n'est pas dans le fait d'être investi par son parti, mais bien d'avoir les 500 signatures, synonymes de passeport et, pour le moment, il est encore loin du compte avec 350 sésames délivrés. Il a beau ne pas se montrer inquiet, ses sueurs froides vont l'habiter jusqu'au dépôt des candidatures officielles.

PARIS (AFP) - Philippe de Villiers a été officiellement investi samedi pour représenter le Mouvement pour la France (MPF) à la présidentielle, pour laquelle il se voit comme "le seul candidat 100% anti-socialiste".

Les 200 délégués départementaux du MPF, réunis dans la matinée lors d'un conseil national extraordinaire à Paris, ont voté "à l'unanimité" l'investiture de M. de Villiers et approuvé son programme présidentiel, a indiqué à l'AFP Guillaume Peltier, numéro 2 du parti.

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M. de Villiers, 57 ans, qui avait recueilli 4,74% des voix à la présidentielle de 1995, s'était déclaré candidat début septembre, lors de l'université d'été de son mouvement à Guidel (Morbihan).

Dans son discours d'investiture, en costume bleu marine, chemise blanche et cravate rouge, il s'est présenté comme le candidat de "la France à 100%", son slogan de campagne.

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Devant des délégués enthousiastes qui scandaient "Villiers président!", il a raillé le "nouveau tiercé national", "le +prix du Président de la République+ qui semble réservé" aux deux favoris des sondages, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Mme Royal, c'est "le socialisme revisité par le marketing", a-t-il lancé, pourfendant le projet du PS "qui prône la dépense publique et l'impôt systématique, la régularisation automatique des sans-papiers, le mariage homosexuel, la généralisation des 35 heures".

A la peine dans les sondages - les plus récents lui accordant entre 2% et 4% d'intentions de vote - M. de Villiers n'a pas ménagé son concurrent à droite, le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, et à l'extrême droite le leader du Front National Jean-Marie Le Pen.

"Le Pen, c'est un vote de désespoir, moi c'est un vote d'espoir", a-t-il jugé.

Quant à M. Sarkozy, "anti-socialiste à 50%", il "met ses pas trop souvent dans les pas de la gauche, il se soumet à la pensée unique de la gauche", a-t-il estimé, citant le droit de vote des étrangers aux élections locales, la discrimination positive ou le contrat d'union civile pour les homosexuels.

"J'ai été un des vainqueurs du référendum (sur la Constitution européenne en 2005), je serai un des vainqueurs de la campagne présidentielle", a-t-il affirmé sur TF1, prédisant qu'il serait "au second tour".

Le "pacte de redressement patriotique" proposé par M. de Villiers repose sur "huit piliers". On y retrouve ses thèmes de prédilection: "soumettre l'islam aux lois de la République", "stopper l'immigration et faire respecter le contrat: +La France, tu l'aimes ou tu la quittes+", "rétablir la sécurité en punissant immédiatement et sévèrement les délinquants, et en reprenant le contrôle des banlieues".

La défense des valeurs traditionnelles occupe aussi une large place: "rétablir la discipline, le respect et l'effort à l'école", "promouvoir une grande politique familiale et refuser le mariage homosexuel, qui conduit à l'adoption", défense de la ruralité.

La suppression des "35 heures obligatoires", et l'opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne constituent les autres grands axes du programme du parti, qui présentera partout des candidats aux législatives.

Comme pour M. Le Pen, l'inconnue des parrainages pèse toutefois sur la candidature de M. de Villiers. "J'ai assez de promesses pour être serein, mais pas assez pour être tout à fait tranquille", a-t-il redit.

Selon M. Peltier, leur nombre vient de dépasser les 350 sur les 500 requises.

Par gandalf le blanc - Publié dans : Présidentielles 2007 France
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Samedi 9 décembre 2006

La difficile désignation d'un candidats antilibéral donne un peu de piment à la situation.Chaque partie en présence ne veut pas donner de plein pouvoir au ou à la future candidate.Pour le moment c'est la  numéro un du PCF qui arrive en tête de l'élection. Mais celle ci est contestée par les autres prétendants au trone.Alors on va discuter..discuter pour trouver des solution car pour les adversaires de Marie-Georges BUFFET le compte n'y est pas. Ils voient aussi que leurs idées risquent de ne pas être représentées lors des présidentielles.Même si la numéro un du PCF est en tête la messe n'est pas dite...loin de là.

Par Elahe MEREL   

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L'ILE-SAINT-DENIS (AFP) - Les antilibéraux tentaient samedi lors d'une réunion houleuse à l'Ile Saint-Denis de se trouver un candidat unique à la présidentielle, alors que le mouvement est menacé d'éclatement, le PCF étant accusé de vouloir imposer Marie-George Buffet.

Plus de 1.000 délégués de plus de 700 collectifs unitaires ont jusqu'à dimanche pour départager trois postulants: la numéro un du PCF, l'élue de Paris Clémentine Autain et le président de la fondation Copernic Yves Salessele président de la fondation Copernic Yves Salesse. Le leader altermondialiste José Bové a jeté l'éponge fin novembre, accusant le PCF de vouloir faire passer en force sa numéro 1.

 

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Selon les derniers décomptes donnés samedi, portant sur 569 Collectifs rassemblant au total 16.000 militants, Mme Buffet arrive en tête avec "près de 55% des collectifs" qui l'ont mise en "première place".

Un décompte qui ne satisfait pas les autres sensibilités, qui militent pour le "consensus" et soulignent que les collectifs n'ont pas tous le même poids et que certains sont des créations "récentes" du seul PCF.

 

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S'appuyant néanmoins sur ce premier résultat, Mme Buffet s'estime gagnante: "Les militants des collectifs locaux ont travaillé et donné près de 60% à ma candidature, c'est la démocratie".

Selon elle, la règle du "double consensus" (entre organisations qui composent le mouvement d'une part et militants d'autre part) fixée au départ ne peut plus fonctionner: "Entre les organisations il n'y a de consensus sur personne, il faut maintenant savoir comment sortir de ce piège".

 

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Devant le risque d'éclatement, Mme Buffet a promis de mener une campagne "unitaire" avec les autres sensibilités, affirmant "se battre pour qu'elles ne quittent pas le rassemblement".

Un responsable du petit parti Mars, Eric Coquerel, rétorque: si le PCF impose son numéro un "dans les collectifs, il n'y aura plus que des militants communistes et tout le reste sera parti".

 

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Il propose de rechercher "d'ici un mois, une autre solution", suggestion rejetée par Mme Buffet qui lance: "le temps presse, il faut y aller maintenant".

Clémentine Autain, refusant qu'on "remette en cause la méthode" de consensus "en cours de route", met en garde: "Si quelqu'un veut passer en force, il s'excluera du rassemblement".

 

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Les adversaires de Mme Buffet estiment qu'un "dirigeant de premier plan d'un parti n'est pas en mesure de représenter le rassemblement dans sa diversité". "La candidature de Marie-George Buffet serait vécue comme celle du PCF parce qu'elle est secrétaire nationale du PCF", souligne ainsi Christian Picquet, chef de file de la minorité de la LCR engagée dans le mouvement.

"Nous ne sommes pas là pour des querelles dérisoires, pour mettre en avant telle ou telle candidature, nous avons le devoir de réussir", a affirmé de son côté Yves Salesse, suscitant l'enthousiasme de la salle, pourtant composée en large part de militants communistes, qui l'a ovationné en scandant "unité unité, tous ensemble".

 

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"Ou nous gagnons ensemble ou nous serons tous perdants", a prévenu Claude Debons, coordinateur du mouvement, alors que Mme Buffet plafonne à 3% dans les sondages.

Une "commission de synthèse" devait se réunir à huis clos samedi soir pour tenter de trouver un accord, selon les organisateurs, et une décision devrait intervenir dimanche.
Par gandalf le blanc - Publié dans : Présidentielles 2007 France
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Vendredi 8 décembre 2006

Voilà une bonne provocatrice qui place l'art de la politique au niveau de l'allumage des incendies. Elle lance les débats et les fuit. C'est vraiment très fort. Tellement fort que quelques personnalités du PS se sentent génés aux entournures. Quoi de mieux qu'une telle statégie pour ne pas parler de ses idées. On lance, on part. Plus génants sont ses supporters qui acceptent de la soutenir dans une telle stratégie. Il serait temps que les françaises et les français se rendent compte qu'elle essaye de revenir sur des traités qui ont été approuvés (tel le Traité de non-prolifération) ou sur le rôle de la BCE (cf le Traité de Maastricht de 1993, période ou elle était encore ministre). Voilà de bien singulières approches pour une candidate à la présidentielle. Son compagnon n'a pas manqué de la reprendre sur le dernier point. Ils ne semblent plus être sur la même longueur d'onde. Je ne sais pas qu'elle est sa garde robe pour sa prochaine sortie, les journalistes ne m'en ont pas encore soufflé mot.

PARIS (AFP) - Ségolène Royal, candidate du PS à la présidentielle, s'est offert une entrée en fanfare dans la campagne en s'attaquant d'emblée sur le terrain aux plus grands sujets de politique étrangère, sur laquelle sa compétence est mise en doute.

Mme Royal a choisi de faire ses preuves d'abord au Proche-Orient, la région la plus délicate pour la diplomatie, parsemée de chausse-trappes.

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Au Liban, elle a paru ne pas réagir à des propos tenus par un député du mouvement chiite Hezbollah, assimilant le comportement israélien au nazisme. Elle a opiné aussi à des critiques qu'il portait sur le régime américain. Devant les Israéliens, elle a a nié à Téhéran le droit d'exploiter l'énergie nucléaire civile, faute d'accepter les contrôles internationaux.

Après cinq jours de visite marquée par un agenda de chef d'Etat --elle a rencontré les principaux dirigeants des pays visités au Proche Orient-- elle a embrayé jeudi sur le congrès des socialistes européens, à Porto.

Elle y a parlé en termes généraux: "construire une Europe des gens", "remettre l'Europe en mouvement", avancer "par la preuve et l'action", "établir un ordre international juste". Mais elle en a profité aussi pour égratigner la Banque centrale européenne (BCE) et son président Jean-Claude Trichet, leur déniant "le droit de décider de l'avenir" de l'économie européenne.

Silencieuse sur la BCE, la droite s'est vigoureusement émue de son voyage au Proche-Orient, Dominique de Villepin dénonçant jeudi, à propos de l'Iran, son "manque de crédibilité". Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, avait déjà convoqué une conférence de presse pour l'accuser de "remettre en cause le traité de non-prolifération" nucléaire.

Des réactions qui ont permis à l'entourage de la candidate de rebondir et de faire corps derrière elle, Julien Dray, porte-parole, se demandant si Philippe Douste-Blazy était "de temps en temps sérieux".

Mais Mme Royal a aussi provoqué une certaine gêne à gauche.

"Nous devons revenir à l'esprit des traités avant de vouloir les modifier", a expliqué M. Hollande, intervenant à son tour vendredi à Porto devant la réunion du PSE.

Il a plaidé pour "le respect jusqu'au bout des traités", dont celui interdisant toute interférence des Etats membres de la zone euro dans la conduite de la politique monétaire par la BCE, que Mme Royal semblait récuser.

"On demande trop à la monnaie et pas assez à l'économie", a noté devant la même assemblée Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, défavorable à un changement des statuts de la BCE.

Sur le Proche-Orient, Jean-Pierre Chevènement, candidat MRC à l'élection présidentielle et très prudent dans ses critiques de Ségolène Royal, a pourtant souhaité qu'elle "recadre" ses positions.

L'ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas s'est dit en désaccord avec elle sur l'Iran. "Mais elle a le droit de le dire. Et si elle était élue, elle aurait la possibilité d'évoluer", a-t-il dit.

Jean-Pierre Masseret (Lorraine), un des premiers présidents de région à avoir pris fait et cause pour Mme Royal, lui a reconnu à tout le moins "le mérite d’ouvrir un débat essentiel" sur l'Iran.

Par gandalf le blanc - Publié dans : News
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Vendredi 8 décembre 2006

Voilà une bonne provocatrice qui place l'art de la politique au niveau de l'allumage des incendies. Elle lance les débats et les fuit. C'est vraiment très fort. Tellement fort que quelques personnalités du PS se sentent génés aux entournures. Quoi de mieux qu'une telle statégie pour ne pas parler de ses idées. On lance, on part. Plus génants sont ses supporters qui acceptent de la soutenir dans une telle stratégie. Il serait temps que les françaises et les français se rendent compte qu'elle essaye de revenir sur des traités qui ont été approuvés (tel le Traité de non-prolifération) ou sur le rôle de la BCE (cf le Traité de Maastricht de 1993, période ou elle était encore ministre). Voilà de bien singulières approches pour une candidate à la présidentielle. Son compagnon n'a pas manqué de la reprendre sur le dernier point. Ils ne semblent plus être sur la même longueur d'onde. Je ne sais pas qu'elle est sa garde robe pour sa prochaine sortie, les journalistes ne m'en ont pas encore soufflé mot.

PARIS (AFP) - Ségolène Royal, candidate du PS à la présidentielle, s'est offert une entrée en fanfare dans la campagne en s'attaquant d'emblée sur le terrain aux plus grands sujets de politique étrangère, sur laquelle sa compétence est mise en doute.

Mme Royal a choisi de faire ses preuves d'abord au Proche-Orient, la région la plus délicate pour la diplomatie, parsemée de chausse-trappes.

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Au Liban, elle a paru ne pas réagir à des propos tenus par un député du mouvement chiite Hezbollah, assimilant le comportement israélien au nazisme. Elle a opiné aussi à des critiques qu'il portait sur le régime américain. Devant les Israéliens, elle a a nié à Téhéran le droit d'exploiter l'énergie nucléaire civile, faute d'accepter les contrôles internationaux.

Après cinq jours de visite marquée par un agenda de chef d'Etat --elle a rencontré les principaux dirigeants des pays visités au Proche Orient-- elle a embrayé jeudi sur le congrès des socialistes européens, à Porto.

Elle y a parlé en termes généraux: "construire une Europe des gens", "remettre l'Europe en mouvement", avancer "par la preuve et l'action", "établir un ordre international juste". Mais elle en a profité aussi pour égratigner la Banque centrale européenne (BCE) et son président Jean-Claude Trichet, leur déniant "le droit de décider de l'avenir" de l'économie européenne.

Silencieuse sur la BCE, la droite s'est vigoureusement émue de son voyage au Proche-Orient, Dominique de Villepin dénonçant jeudi, à propos de l'Iran, son "manque de crédibilité". Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, avait déjà convoqué une conférence de presse pour l'accuser de "remettre en cause le traité de non-prolifération" nucléaire.

Des réactions qui ont permis à l'entourage de la candidate de rebondir et de faire corps derrière elle, Julien Dray, porte-parole, se demandant si Philippe Douste-Blazy était "de temps en temps sérieux".

Mais Mme Royal a aussi provoqué une certaine gêne à gauche.

"Nous devons revenir à l'esprit des traités avant de vouloir les modifier", a expliqué M. Hollande, intervenant à son tour vendredi à Porto devant la réunion du PSE.

Il a plaidé pour "le respect jusqu'au bout des traités", dont celui interdisant toute interférence des Etats membres de la zone euro dans la conduite de la politique monétaire par la BCE, que Mme Royal semblait récuser.

"On demande trop à la monnaie et pas assez à l'économie", a noté devant la même assemblée Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, défavorable à un changement des statuts de la BCE.

Sur le Proche-Orient, Jean-Pierre Chevènement, candidat MRC à l'élection présidentielle et très prudent dans ses critiques de Ségolène Royal, a pourtant souhaité qu'elle "recadre" ses positions.

L'ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas s'est dit en désaccord avec elle sur l'Iran. "Mais elle a le droit de le dire. Et si elle était élue, elle aurait la possibilité d'évoluer", a-t-il dit.

Jean-Pierre Masseret (Lorraine), un des premiers présidents de région à avoir pris fait et cause pour Mme Royal, lui a reconnu à tout le moins "le mérite d’ouvrir un débat essentiel" sur l'Iran.

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Vendredi 8 décembre 2006

Voilà une bonne provocatrice qui place l'art de la politique au niveau de l'allumage des incendies. Elle lance les débats et les fuit. C'est vraiment très fort. Tellement fort que quelques personnalités du PS se sentent génés aux entournures. Quoi de mieux qu'une telle statégie pour ne pas parler de ses idées. On lance, on part. Plus génants sont ses supporters qui acceptent de la soutenir dans une telle stratégie. Il serait temps que les françaises et les français se rendent compte qu'elle essaye de revenir sur des traités qui ont été approuvés (tel le Traité de non-prolifération) ou sur le rôle de la BCE (cf le Traité de Maastricht de 1993, période ou elle était encore ministre). Voilà de bien singulières approches pour une candidate à la présidentielle. Son compagnon n'a pas manqué de la reprendre sur le dernier point. Ils ne semblent plus être sur la même longueur d'onde. Je ne sais pas qu'elle est sa garde robe pour sa prochaine sortie, les journalistes ne m'en ont pas encore soufflé mot.

PARIS (AFP) - Ségolène Royal, candidate du PS à la présidentielle, s'est offert une entrée en fanfare dans la campagne en s'attaquant d'emblée sur le terrain aux plus grands sujets de politique étrangère, sur laquelle sa compétence est mise en doute.

Mme Royal a choisi de faire ses preuves d'abord au Proche-Orient, la région la plus délicate pour la diplomatie, parsemée de chausse-trappes.

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Au Liban, elle a paru ne pas réagir à des propos tenus par un député du mouvement chiite Hezbollah, assimilant le comportement israélien au nazisme. Elle a opiné aussi à des critiques qu'il portait sur le régime américain. Devant les Israéliens, elle a a nié à Téhéran le droit d'exploiter l'énergie nucléaire civile, faute d'accepter les contrôles internationaux.

Après cinq jours de visite marquée par un agenda de chef d'Etat --elle a rencontré les principaux dirigeants des pays visités au Proche Orient-- elle a embrayé jeudi sur le congrès des socialistes européens, à Porto.

Elle y a parlé en termes généraux: "construire une Europe des gens", "remettre l'Europe en mouvement", avancer "par la preuve et l'action", "établir un ordre international juste". Mais elle en a profité aussi pour égratigner la Banque centrale européenne (BCE) et son président Jean-Claude Trichet, leur déniant "le droit de décider de l'avenir" de l'économie européenne.

Silencieuse sur la BCE, la droite s'est vigoureusement émue de son voyage au Proche-Orient, Dominique de Villepin dénonçant jeudi, à propos de l'Iran, son "manque de crédibilité". Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, avait déjà convoqué une conférence de presse pour l'accuser de "remettre en cause le traité de non-prolifération" nucléaire.

Des réactions qui ont permis à l'entourage de la candidate de rebondir et de faire corps derrière elle, Julien Dray, porte-parole, se demandant si Philippe Douste-Blazy était "de temps en temps sérieux".

Mais Mme Royal a aussi provoqué une certaine gêne à gauche.

"Nous devons revenir à l'esprit des traités avant de vouloir les modifier", a expliqué M. Hollande, intervenant à son tour vendredi à Porto devant la réunion du PSE.

Il a plaidé pour "le respect jusqu'au bout des traités", dont celui interdisant toute interférence des Etats membres de la zone euro dans la conduite de la politique monétaire par la BCE, que Mme Royal semblait récuser.

"On demande trop à la monnaie et pas assez à l'économie", a noté devant la même assemblée Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, défavorable à un changement des statuts de la BCE.

Sur le Proche-Orient, Jean-Pierre Chevènement, candidat MRC à l'élection présidentielle et très prudent dans ses critiques de Ségolène Royal, a pourtant souhaité qu'elle "recadre" ses positions.

L'ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas s'est dit en désaccord avec elle sur l'Iran. "Mais elle a le droit de le dire. Et si elle était élue, elle aurait la possibilité d'évoluer", a-t-il dit.

Jean-Pierre Masseret (Lorraine), un des premiers présidents de région à avoir pris fait et cause pour Mme Royal, lui a reconnu à tout le moins "le mérite d’ouvrir un débat essentiel" sur l'Iran.

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