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Lundi 4 décembre 2006

Que penser alors de ce manque d'expérience qui fait cruellement défaut à Ségolène ROYAL ? Entre une soit-disante négation suite à un terme "inaudible" -pourtant entendu de tout le monde !-, la candidate du PS laisse planer un silence qui, diplomatiquement parlant, aurait pu tourner à la catastrophe. Rencontrer un membre du Hamas était comme se suicider sur le plan de la politique étrangère. Mais, peut-être, est-ce mieux ainsi ! Pour l'instant, la candidate qui prétant écouter le peuple a fermé sa bouche et ses oreilles... Difficile de faire mieux pour un début !

JERUSALEM (AFP) - La candidate socialiste à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal, devait rencontrer lundi le Premier ministre Ehud Olmert, point d'orgue d'une visite en Israël où elle a été courtisée malgré les critiques qui ont émaillé sa tournée au Proche-Orient.

Durant son séjour de 48 heures en Israël et dans la bande de Gaza, celle qui brigue la présidence française, aura rencontré, outre M. Olmert, les principaux responsables israéliens: les ministres des Affaires étrangères Tzipi Livni et de la Défense Amir Peretz.

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La candidate française à la succession de Jacques Chirac a partagé dimanche soir, dans un restaurant de Jerusalem, un dîner privé avec Mme Livni, membre du parti centriste Kadima et symbole de la nouvelle génération politique en Israël, comme Mme Royal en France.

Lors de cette rencontre qualifiée de "sympathique" côté français, la chef de la diplomatie de l'Etat hébreu a cherché à faire comprendre, notamment à partir de son histoire personnelle, les ressorts profonds de la politique israélienne et ses exigences en matière de sécurité, selon l'entourage de Mme Royal.

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Celle-ci s'est imprégnée un peu plus d'histoire juive, notamment le chapitre de la Shoah, en visitant longuement lundi matin le musée Yad Vashem, à Jérusalem, à la mémoire des six millions de juifs exterminés par les nazis.

La veille, dans la bande de Gaza, Ségolène Royal avait eu droit à un entretien de 45 mn, suivie de déclarations à la presse avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Cet agenda, digne d'un chef d'Etat en exercice, contraste avec la polémique née en France, en période de pré-campagne électorale, autour du périple proche-oriental de Mme Royal. Elle s'est vu reprocher un manque d'expérience, voire une forme de mansuétude à l'égard de l'antisémitisme, pour avoir, à Beyrouth, laissé passer des propos tenus en sa présence par un député du Hezbollah assimilant au nazisme l'action israélienne au Liban. Mme Royal avait fait une mise au point quelques heures plus tard affirmant que ni elle ni l'ambassadeur de France n'avaient entendu ces propos.

Dimanche soir, le Conseil représentatif des institutions juives de France a "déploré" que Mme Royal "ait accepté de dialoguer avec un représentant du Hezbollah", tandis que le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy a critiqué "les idées simplistes" de la candidate socialiste.

Cet épisode n'a provoqué aucune réaction des responsables de l'Etat hébreu, alors que la presse israélienne s'est contenté de relater l'incident en soulignant "le silence" de la candidate.

Pour la délégation qui accompagne Mme Royal, cela seul compte. "Les autorités israéliennes ont considéré que c'était un non-évènement puisqu'elles n'ont pas commenté" l'épisode libanais, a fait valoir le chef de ses porte-parole, Julien Dray. Selon ce responsable, les Israéliens "n'ont pas envie de tomber dans des polémiques politiciennes" et "considèrent que la venue de Ségolène Royal est un geste hautement politique". Ce périple proche-oriental est en effet le premier déplacement à l'étranger de la candidate depuis son investiture le 26 novembre.

Ségolène Royal a aussi prêté le flanc à la critique pour avoir entretenu un moment l'incertitude sur une possible rencontre à Gaza avec des représentants du Hamas, qualifiés d'"élus démocratiquement désignés". L'audience chez Mahmoud Abbas, et le silence israélien sur ce point aussi, montrent que l'heure n'est en tout cas pas venue d'exprimer publiquement une inquiétude sur une personnalité que le Proche-Orient découvre.

Par gandalf le blanc - Publié dans : polémiques
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Dimanche 3 décembre 2006

Nicole LEPAGE, candidate,  a signé le Pacte Ecologique de Nicolas HULOT mais a aussi apporté  ses propositions en terme de réponse. Vous pouvez retrouver ses réponses sur le site :

http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolas-hulot/index.php

mais je vous donne ici la teneur des réponses de Corinne LEPAGE candidate CAP 21.

Vous les trouverez grâce au lien suivant :

http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolas-hulot/pdf/reponses_candidats/lepage.pdf

 

Par gandalf le blanc - Publié dans : Environnement
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Dimanche 3 décembre 2006

Le président de l'UDF, François BAYROU a  choisi de présenter  sa candidature dans son fief, dans un  beau décor rural comme on les aime. Celui qui se plait à se présenter comme porteur d'une autre politique croit dur comme fer à la victoire. Les sondages pourtant ne lui prêtent que la troisième ou quatrième place à la fin du premier tour. Le candidat François BAYROU veut inciter les Françaises et Français qui ne se reconnaissent pas dans les idées de Nicolas SARKOSY et de Ségolène ROYAl (quoique pour cette dernière on ne sait rien de ses idées) à venir le rejoindre. Le pari sera-t-il gagnant ? Réponse le 22 avril 2007...

Par Pascale JUILLIARD et Olivier THIBAULT   

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SERRES-CASTET (AFP) - Le président de l'UDF François Bayrou s'est lancé dans la course à l'Elysée samedi, en annonçant sa candidature sur ses terres béarnaises et en proposant "un changement d'ère politique".

"Je suis candidat à la présidence de la République", a solennellement déclaré M. Bayrou depuis le village de Serres-Castet où il a ses "racines", puisque son arrière-arrière-grand-père y est né, et qui se trouve au coeur de sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

 

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C'est sur l'esplanade de la mair ie, derrière un pupitre barré du slogan "la France de toutes nos forces" et devant les sommets pyrénéens enneigés, que le leader centriste a lancé son message de "rassemblement et réconciliation".

Etaient réunis pour l'occasion quelques centaines d'élus UDF, familiers et locaux, parmi lesquels son épouse Babeth et le plus
jeune de ses six enfants.

 

Pour se démarquer de ses rivaux PS et UMP - Ségolène Royal, investie six jours auparavant à Paris et Nicolas Sarkozy qui s'est déclaré il y a trois jours dans la presse régionale - le candidat centriste, qui oscille entre 6% et 12% d'intentions de vote dans les sondages, a joué la carte du "terroir".

 

Dans la foule des familiers, Louis Bayrou, 85 ans, cousin éloigné du candidat et ancien adjoint au maire de Serres-Castet, s'est déclaré "fier" de cet acte de candidature "pour la famille et la région".

 

Et le député Jean Lassalle, rendu célèbre par sa grève de la faim pour défendre une entreprise locale, n'a pas manqué d'entonner en langue béarnaise l'hymne pyrénéen "Aqueros mountagnos" (nos montagnes), accompagné par M. Bayrou, après sa déclaration.

 

Durant cette allocution d'une vingtaine de minutes, M. Bayrou a dressé un constat sans concession de l'état de la France et déploré une fois de plus l'affrontement droite-gauche. "Tout cela est vain. Ce n'est plus à l'échelle des problèmes. Ce n'est plus à l'échelle du temps".

 

Le candidat propose donc d'en finir avec "la guerre civile ridicule et sourde d'une moitié du pays contre l'autre" et de "changer d'ère politique".

 

"Si je suis élu, je nommerai au gouvernement une équipe pluraliste, équilibrée, des démocrates, femmes et hommes, venus de bords différents, avec mission de mettre en oeuvre le même projet républicain", a-t-il réaffirmé.

 

Il a évoqué l'exemple des gouvernements d'union nationale formés par le général de Gaulle à la Libération et en 1958, citant dans la foulée Pierre Mendès-France, Valéry Giscard d'Estaing, Raymond Barre, Michel Rocard et Jacques Delors. Il est même remonté jusqu'à un illustre béarnais, Henri IV, qui a "voulu et accompli la réconciliation de son peuple".

 

Regrettant la "recherche perpétuelle de boucs émissaires", il s'en est pris, sans les nommer, à ses rivaux Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

 

"Pour l'un, les coupables, ce sont les juges qui sont tantôt laxistes, tantôt trop rigoureux. Pour l'autre, ce sont les professeurs qui ont trop de temps libre et se font payer grassement leurs heures de cours particuliers par des sociétés cotées en Bourse", a-t-il lancé.

 

Pour la présidentielle de 2002, à laquelle il avait obtenu 6,84% des voix, M. Bayrou s'était déclaré depuis le Béarn, au conseil général des Pyrénées-Atlantiques dont il venait de quitter la présidence.

 

Les quelque 33.000 adhérents de l'UDF doivent apporter leur soutien à leur champion lors d'un vote par correspondance dont le résultat, sans surprise attendue, sera connu le 20 décembre.
Par gandalf le blanc - Publié dans : Présidentielles 2007 France
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Dimanche 3 décembre 2006

On connaissait Ségolène ROYAL maitresse dans l'art de lancer des idées tapageuses lors des débats des primaires. Cette stratégie avait amené tous ses détracteurs dans une position de critique mais avait centré le débat sur les idées de la candidate du PS. Or,  il semble que Ségolène ROYAL veuille reprendre le même genre de stratégie s'agissant du Proche-Orient, certes en agissant d'une autre façon, cette dernière en l'occurence bien plus douteuse et dangereuse. Alors que tout le monde met des pincettes à communiquer avec les uns et les autres, la candidate PS, elle, se lance dans une écoute si passive, qu'elle n'entend pas ce que tout le monde entend autour d'elle. Dans l'opposition à Ségolène ROYAL on patiente pour voir si la candidate voit son faux pas... Perdue qu'elle est le lendemain, après avoir affirmé haut et fort qu'elle n'a rien entendu (achat de sonotone nécessaire 20 ans plus tôt que Jacques CHIRAC), la candidate condamne les propos tenus à la table où elle se trouvaitOr elle ne semblait pas être seule, ses conseillers l'accompagnaient et pas des moindres... Eux non plus n'ont  rien entendu ? C'est pas de chance !!

Si  sa stratégie a pu avoir un effet de loupe et amener la campagne vers ses idées polémiques en France, on ne peut accepter des condamnations à contre-temps en politique internationale surtout dans des sujets explosifs dans cette poudrière.

On ne reviendra pas sur les propos de Mr DRAY, aboyeur en chef, qui ferait bien de ne pas se prendre lui aussi les pieds dans le tapis en ironisant sur les qualités des ministres en se mettant au niveau de la caricature de Philippe DOUSTE-BLAZY aux guignols de l'infos. On note une attitude peu responsable de la part de ce porte parole appartenant à l'équipe de campagne de Ségolène ROYAL. Le manque de sang froid dans cette équipe et celui de la candidate piégée semble montrer le manque de maturité pour être au plus haut de l'état. Je suis franchement déçu que les militants aient pu choisir Ségolène ROYAL au détriment de Dominique STRAUSS-KAHN et je présume que bon nombre doivent se mordre les doigts d'avoir fait un tel choix !!

On appréciera le manque de soutien qu'a pu avoir Ségolène ROYAL dans cette histoire. Certes, son compagnon François HOLLANDE en qualité de Premier secrétaire n'avait que le choix de la défendre. Quant aux autres, leur silence  fait de ce moment de flottement un premier signal de danger !! Et au PS on a l'habitude des bourdes et des mauvais moments de campagne. On se rappellera des cailloux sur Lionel JOSPIN... Cette région est vraiment dangereuse pour les candidats PS.

PARIS (AFP) - Les premiers pas de Ségolène Royal sur la scène internationale avec son déplacement au Proche-Orient ont déclenché ce week-end un début de polémique en France, la droite criant à la "faute" tandis que le PS prenait sa défense.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a défendu dimanche Ségolène Royal, jugeant cette polémique "déplacée".

Pour son premier voyage à l'étranger depuis sa désignation comme candidate du PS à la présidentielle, Ségolène Royal avait fixé la barre haut en choisissant d'aller au Proche-Orient.

De cette tournée, ses adversaires attendaient le faux pas qui allait leur permettre de tacler celle qui fait jeu égal avec Nicolas Sarkozy dans les sondages.

L'occasion leur a été fournie par une rencontre vendredi entre Mme Royal et des députés libanais, parmi lesquels un élu du Hezbollah, Ali Ammar, qui a assimilé le comportement d'Israël au Liban au "nazisme".

Aussitôt, la droite s'est engouffrée pour dénoncer, qui "une faute lourde", qui une candidate "ne connaissant pas ses sujets".

Mme Royal a eu beau affirmer samedi n'avoir pas entendu ces propos, pas plus que l'ambassadeur de France qui était à ses côtés, car si tel avait été le cas elle aurait "quitté la salle", la polémique était lancée.

Estimant qu'il n'y avait eu de sa part "ni faux pas, ni maladresse", la candidate PS a assuré que "personne" ne l'empêcherait de "continuer à dialoguer avec des représentants démocratiquement élus", manière d'imposer sa vision de l'exercice du pouvoir.

S'exprimant sur Radio communauté juive (RCJ), M. Hollande, également compagnon de la candidate PS à la présidentielle, a fait état des informations en sa possession selon lesquelles "la traduction donnée à Ségolène Royal et à l'ambassadeur n'était qu'une traduction abrégée, sommaire, qui ne comportait pas tous les propos rapportés par ailleurs aux journalistes".

Doutant d'un problème de traduction, la porte-parole de l'UMP, Valérie Pécresse, a qualifié dimanche de "vraiment inexcusable et inqualifiable" que Ségolène Royal ait attendu "24 heures pour réagir".

Pour M. Hollande "Le Hezbollah a tenu des propos, comme d'habitude, provocateurs, insultants, elle y a réagi, comme elle devait y réagir" car une fois qu'elle a eu "la traduction", elle a "dit combien ces propos étaient inacceptables", a expliqué M. Hollande. "Je trouve cette polémique déplacée", a-t-il souligné.

Le premier secrétaire a jugé que si "le Hezbollah était un parti politique au Liban, ce n'était pas un parti comme les autres, puisque c'est une organisation militaire, provocatrice".

Pour lui, Ségolène Royal a eu "raison d'aller" au Liban.

Ali Ammar avait également longuement insisté sur "la folie de la politique américaine" et Mme Royal avait dit partager avec lui "beaucoup de choses, notamment l'analyse du rôle des Etats-Unis", avant de rectifier en soulignant qu'elle évoquait la politique américaine en Irak.

Dimanche, trois ministres sont montés au créneau. Philippe Douste-Blazy (Affaires étrangères) a évoqué "le droit à la sécurité pour Israël", jugeant qu'il ne fallait pas aller en Orient avec "des idées simplistes". "On est d'autant plus fort et écouté dans un dialogue que l'on est très ferme sur les principes", a-t-il dit.

Le coordinateur des porte-parole de Ségolène Royal, Julien Dray, a vertement répliqué dimanche à Philippe Douste-Blazy, jugeant tout cela "vraiment déplacé" et déclarant à propos du ministre: "Si c'était une flèche, ça se saurait".

"Ségolène Royal, manifestement, ne connaît pas ses sujets et s'est comportée comme un éléphant du PS dans un magasin de porcelaine", a renchéri François Goulard (Recherche), tandis que Xavier Bertrand (Santé) faisait valoir sur Canal + qu'il ne fallait "pas affaiblir la France".

En revanche Gérard Bapt, vice-président PS du groupe d'amitié France-Liban à l'Assemblée nationale, a salué les positions de la candidate, soulignant qu'elles s'inscrivaient dans "la plus pure tradition mitterrandienne".

PARIS (AFP) - Le coordinateur des porte-parole de Ségolène Royal, Julien Dray, a vertement répliqué dimanche à Philippe Douste-Blazy qui avait accusé la candidate PS d'avoir des idées "simplistes" en matière internationale, jugeant tout cela "vraiment déplacé" et déclarant à propos du ministre: "Si c'était une flèche, ça se saurait".

Commentant également sur Radio J les attaques de l'UMP contre Mme Royal à propos de sa rencontre vendredi avec des députés libanais, parmi lesquels un élu du Hezbollah, M. Dray a estimé que "les responsables de l'UMP étaient certainement en difficulté" pour réagir comme ils le font.

"Je comprends qu'ils ne sont pas contents que le voyage de Mme Royal ait pris cette importance. Elle a voulu se mettre tout de suite en situation. Je comprends la rancoeur, mais franchement, il y a mieux à faire", a-t-il dit en dénonçant une "polémique inutile et stérile".

Mais, M. Dray a surtout concentré son attaque sur le ministre des Affaires étrangères, qui a mis en garde dimanche Mme Royal contre les idées "simplistes" au Proche-Orient, en paraphrasant le général de Gaulle.

"Si c'était une flèche, ça se saurait et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'en matière de politique diplomatique, il n'a pas brillé. Donc, je n'ai aucune leçon à recevoir de ce monsieur", a lancé M. Dray, joint par téléphone en Israël où il se trouvait avec Mme Royal.

Le porte-parole de la candidate a fait valoir que Ségolène Royal n'avait "pas entendu les propos" du député du Hezbollah assimilant l'attitude d'Israël au Liban au "nazisme", pas plus que "l'ambassadeur de France qui représente la diplomatie française".

Donc, a poursuivi M. Dray, M. Douste-Blazy "devrait se renseigner. L'ambassadeur "ne s'est pas levé, n'a pas quitté la salle, n'a pas protesté. Donc, tout cela est vraiment déplacé".

Julien Dray s'en est pris également aux amis de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle. "Je comprends qu'ils ont les boules et que les amis de M. Sarkozy dans la communauté juive essaient de monter une petite polémique", a-t-il dit, en leur conseillant "de rester chez eux".

"Tout cela n'est pas digne de grands responsables politiques", a-t-il poursuivi, ajoutant: "il y en a qui veulent nous donner des leçons, franchement ils sont mal placés pour le faire".

PARIS (AP) - Dernier responsable UMP à s'exprimer sur le sujet, le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a condamné à son tour dimanche l'attitude de la candidate socialiste Ségolène Royal lors de son déplacement au Liban.

La candidate socialiste n'a pas réagi aux propos tenus devant elle par un député du Hezbollah comparant implicitement l'occupation passée du Liban par Israël au "nazisme qui a occupé la France", propos qu'elle a affirmé ne pas avoir "entendus".

"Je ne souhaite pas entrer dans une polémique et je ne souhaite pas faire de procès d'intention à Ségolène Royal", a expliqué sur France-Info M. Douste-Blazy.

"Mais, j'ai envie de lui dire que l'on est d'autant plus fort et écouté dans un dialogue que l'on reste très ferme sur la défense de nos principes et je veux en particulier parler du droit à la sécurité pour Israël", a précisé le ministre des Affaires étrangères.

"Dans ses mémoires, le général de Gaulle avait écrit 'j'allais vers l'Orient compliqué avec des idées simples'; encore faut-il que ces idées ne soient pas simplistes", a lancé Philippe Douste-Blazy à Ségolène Royal.

Par gandalf le blanc - Publié dans : polémiques
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Dimanche 3 décembre 2006

Créditée de 2 % d'intentions de vote pour l'élection Présidentielle, la sénatrice Dominique VOYNET se propose à son tour de passer un pacte écologique  avec les Français. En manque d'idées et peu crédible dans son rôle d'écologiste, elle ne manque pas ici de plagier Nicolas HULOT avec lequel elle semble avoir des divergences. Alors qu'on ne sait pas si l'animateur va se présenter, Dominique VOYNET veut envoyer un message fort à ses électrices et les électeurs. Mais malgré ses connaissances institutionnelles, elle ne semble pas pouvoir rivaliser avec le monstre HULOT bien entouré et tès affuté sur les questions environnementales. Celle qui a signé le pacte écologique de Nicolas HULOT ne semble pas très cohérente puisqu'elle annonce qu'elle a des divergences. Peut-être la candidate VOYNET veut-elle avoir bonne conscience ?

 

BORDEAUX (AP) - La candidate des Verts à l'élection présidentielle a annoncé dimanche, en clôture de l'assemblée fédérale des Verts à Bordeaux (Gironde), qu'elle proposera aux Français un "contrat écologique".

Elle présentera ce contrat le 26 janvier à Nantes (Loire-Atlantique), mais précise que "s'il sera centré autour des grands impératifs écologiques, il ne fera pas l'impasse sur les questions sociales, car la lutte contre la pauvreté et contre l'injustice sociale est une condition de toute mobilisation écologique".

Pour Dominique Voynet, "c'est une révolution écologique qui est à l'ordre du jour".

La candidate des Verts s'est notamment démarquée de Nicolas Hulot en affirmant: "On ne sauvera pas la planète ni en se contentant de fermer le robinet après s'être lavé les dents, ni seulement en signant d'un clic le pacte écologique".

Elle affirmé l'avoir écrit à l'animateur de TF1: "Ses diagnostics recoupent ceux que font les Verts depuis des années, même si nos propositions sont loin d'être aussi consensuelles que les siennes", a-t-elle commenté.

La sénatrice de Seine-Saint-Denis, qui "n'a pas l'intention de mettre son drapeau dans sa poche ces prochains mois", s'est particulièrement opposée à Nicolas Sarkozy. "Son orientation est limpide: néo-conservatrice. Il propose d'aller plus loin et plus vite dans la fuite en avant conservatrice et libérale initiée par les gouvernements Raffarin et Villepin, en ajoutant une forte dose d'autoritarisme", a-t-elle lancé. "Déni des traditions d'accueil de la France et cirque médiatique, voilà la recette de la rupture sarkoziste!", accuse-t-elle.

La candidate écologiste, actuellement créditée de 2% des intentions de vote par les sondages, tente par ailleurs de prévenir la tentation du vote utile en faveur Ségolène Royal. "Une grande partie des Français et des électeurs ne veut pas rater le rendez-vous de 2007 par peur panique de laisser l'avenir de la France aux mains de l'UMP. Nous non plus nous ne voulons pas laisser les clés de la maison à Nicolas Sarkozy", souligne-t-elle.

Dominique Voynet estime en outre qu'"ils sont imprudents ceux qui nous annoncent déjà la finale Sarkozy-Royal et font à l'avance le débat du second tour". Selon elle, "tous deux doivent leur succès au fait qu'ils semblent annoncer un changement profond du système politique et institutionnel français". Mais elle avertit que "ce désir de renouvellement ne sera pas satisfait par le seul changement des têtes et la mise en scène d'une volonté plus supposée que réelle de remettre la politique aux postes de commande".

Dominique Voynet se présente comme la seule véritable candidate de l'écologie politique: "Tout le monde aurait désormais pris conscience de la réalité de la crise écologique (...) Permettez-moi d'en douter et de me demander ce qu'il en restera le lendemain du second tour."

Elle s'aventure aussi sur le terrain social en "refusant de se résigner au cycle infernal bas salaires-temps partiel imposé-coûts prohibitifs de logement, de garde, de transports qui ruinent des millions de familles". Elle préconise ainsi de "limiter le recours au travail à temps partiel en portant à 66% du SMIC la rémunération minimale d'un travail à mi-temps, de créer un service public de la petite enfance et un chèque-santé qui assure une alimentation de qualité à tous".

La candidate des Verts refuse encore d'éviter le sujet de la réduction du temps de travail. Elle affirme qu'il y a "quelque chose d'indécent dans la violence des charges qu'on entend chaque matin dans le poste contre les 35 heures" et propose de "relancer la lutte" pour "travailler tous, travailler moins, travailler mieux".

A l'issue de l'assemblée fédérale des Verts à Bordeaux, la motion de synthèse défendue par les courants de Dominique Voynet, Cécile Duflot et Noël Mamère a obtenu 54,75% des délégués, celle soutenue par Yves Cochet 23,55%, la motion regroupant les courants EP et Alter Ekolo 18,39%. AP

Par gandalf le blanc - Publié dans : Présidentielles 2007 France
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