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Samedi 2 décembre 2006

"Ces propos n'ont pas été tenus" voilà ce qu'a affirmé Ségolène ROYAL au sujet du parallèle qu'à fait le député du Hezbollah entre  la politique  israelienne et le nazisme.  Mais voilà que toute l'inconsciente caravane de la candidate PS se réveille et que les conseillers de la "Madonne" se sont rendus compte de la bourde monumentale qui a été de rester attablée à la suite de ses propos. La candidate désignée par les militants du PS avait montré ses limites, lors des débats, sur les sujets de politique internationale (cf le dossier iranien). Voilà quelle manque l'occasion de montrer une certaine légitimité. Elle se dit à l'écoute du monde qui l'entoure mais n'est pas fichue d'entendre l'innomable. Si elle n'est pas en mesure d'être à la hauteur de la tâche en étant en voyage d'écoute à l'étranger, on se demande bien ce qu'elle peut bien entendre du côté des français. Depuis 11 ans qu'elle est une élue à différentes responsabilités (Ministre déléguée, députée, Présidente de Région...), elle a eu plus d'une occasion pour nous écouter. Par ailleurs, celle qui veut être la grande gagnante des prochaines élections devrait ne pas avoir seulement du courage ; comme elle semble vouloir le montrer mais devrait avoir du discernement. Nos hommes et femmes politiques, dans des situations aussi délicates que celles que vit le Liban, ne peuvent se permettre la moindre fantaisie et le moindre faux-pas.

Son temps de réaction à condamner les propos tenus sont peut être du fait qu'elle ait été alertée par les internautes de son site "Désir d'Avenir" qui sont, comme elle le dit, peut être plus experts que tout politique confondu et en particulier bien plus qu'elle.

BEYROUTH (AFP) - Ségolène Royal a affirmé ses prétentions présidentielles en n'hésitant pas à plonger dans le chaudron libanais lors d'une visite de deux jours au pays du Cèdre, où elle a marqué quelques inflexions parfois risquées dans la politique française au Proche-Orient.

La candidate socialiste à l'élection présidentielle française en 2007 devait quitter Beyrouth samedi pour Amman, simple escale avant de se rendre en Israël et à Gaza dimanche.

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Annoncé à la dernière minute, le déplacement au Liban de Mme Royal a pu donner une image d'improvisation, puisqu'elle est arrivée à Beyrouth au moment même où la crise libanaise prenait une nouvelle dimension avec l'annonce d'une grande manifestation de l'opposition pour faire chuter le gouvernement de Fouad Siniora.

En réalité, ce voyage était préparé depuis quatre mois, selon son entourage, avec un agenda chargé, qui a été entièrement respecté: audience auprès du Premier ministre sunnite Fouad Siniora et du président chiite du parlement, Nabih Berri, visite de condoléances à l'ex-président Amine Gemayel, père du jeune ministre Pierre Gemayel assassiné, il y a deux semaines, rencontre avec les parlementaires de la commission des affaires étrangères, visite au quartier général de la Finul au Liban-sud.

"Il m'a semblé utile de commencer par cette région du monde où les choses sont difficiles et où se jouent des enjeux qui nous concernent tous", a affirmé Ségolène Royal pour ce premier voyage à l'étranger depuis son investiture comme candidate à l'Elysée.

Mme Royal a en tout cas fait la preuve de son tempérament. Elle s'est refusée à suivre les recommandations d'officiels libanais et de l'ambassade de France qui, à peine avait-elle posé le pied à l'aéroport, lui conseillaient de repartir en raison des manifestations.

"J'y suis, j'y reste", a-t-elle déclaré. A ses yeux, partir revenait à dire que le Liban était "aux mains de ceux qui contestent la légalité du gouvernement".

Ségolène Royal n'a pas hésité à se présenter comme "facilitatrice" du dialogue inter-libanais et n'est apparue nullement gênée par le fait qu'elle ne représentait pas les autorités de son pays. "J'observe avec intérêt que cette question n'est pas posée par mes interlocuteurs", a-t-elle glissé.

Si elle a affirmé avoir "pu rassurer sur la continuité de la politique française", la femme politique la plus populaire de France a aussi joué sa propre partition, prônant "une diplomatie franche, efficace, simple".

A la politique extérieure française, elle entend apporter "un certain nombre de nuances". "Je suis attentive à l'évolution de la donne politique", a-t-elle dit.

Elle a ainsi tenu à rencontrer la commission des Affaires étrangères du Parlement, dans laquelle siège un membre du parti chiite Hezbollah, Ali Ammar.

Celui-ci ayant fait un parallèle devant elle entre la politique israélienne au Liban et le nazisme, une partie de la presse française s'est étonnée de l'absence de réaction de Ségolène Royal.

"Ces propos n'ont pas été tenus", a assuré Mme Royal, ajoutant que si tel avait été le cas, elle aurait "quitté la salle". Elle a ensuite affirmé que "personne" ne l'empêcherait "de continuer à dialoguer avec des représentants démocratiquement élus".

De même, Ségolène Royal n'a pas exclu a priori de rencontrer des membres du Hamas, qui a massivement remporté les élections législatives dans les territoires palestiniens en janvier dernier. "S'il s'agit d'élus démocratiquement désignés, je verrai", a-t-elle dit. Selon son entourage cependant, une telle réunion n'est pas au programme de sa visite à Gaza, dimanche.

BEYROUTH (AP) - Dans un climat de grande nervosité, Ségolène Royal a "condamné" samedi les propos "inadmissibles, abominables, odieux" tenus la veille devant elle par un député du Hezbollah comparant implicitement l'occupation passée du Liban par Israël au "nazisme qui a occupé la France", propos qu'elle a affirmé ne pas avoir "entendus".

Lors d'une rencontre vendredi soir avec 17 députés de la commission des Affaires étrangères du Parlement libanais, le député du Hezbollah Ali Ammar, qui s'exprimait au micro en arabe, avait fait un raccourci entre l'histoire de France et celle du Liban. Une comparaison à laquelle la candidate n'avait pas réagi immédiatement.

"Même notre expérience de la résistance est inspirée de votre expérience. Le nazisme qui a versé notre sang et qui a usurpé notre indépendance et notre souveraineté n'est pas moins mauvais que le nazisme qui a occupé la France", a déclaré ce député chiite du sud Liban. Ses propos étaient transcrits par deux traducteurs, un pour la candidate et son entourage et l'autre pour les journalistes.

Les nombreux journalistes présents ont clairement entendu Ali Ammar prononcer par deux fois le mot "naziya" au micro, qui signifie "nazisme" en arabe.

"Je n'ai pas entendu cette comparaison et si cette comparaison avait été faite, nous aurions quitté la salle", a déclaré vendredi Ségolène Royal lors d'une brève rencontre avec la presse à Beyrouth. "Ces propos n'ont pas été tenus", a-t-elle également affirmé. Elle a par la suite fait observer que même l'ambassadeur de France, qui était présent, n'avait pas davantage entendu ces propos.

Au cours de la même réunion de vendredi, un échange à haut risque avec le député du Hezbollah sur la politique des Etats-Unis avait déjà contraint la candidate en campagne à rectifier le tir.

Dans un long exposé en arabe, Ali Ammar avait dénoncé la "démence illimitée de l'administration américaine". Réponse de Ségolène Royal: "Il y a beaucoup de choses que vous dites que je partage, l'analyse du rôle des Etats-Unis". Et d'ajouter que "le Liban en a assez d'être un pays otage" et victime "des conflits des autres".

La responsable socialiste s'était empressée en fin de réunion de faire une "petite mise au point" après ce qui pouvait être interprété comme un faux pas vis-à-vis de Washington.

"On me dit que ce que j'ai dit tout à l'heure pourrait prêter à confusion, donc je vais bien préciser le sens de ma pensée par rapport à ce que j'ai dit sur l'intervention de l'administration Bush en Irak", a-t-elle tenu à clarifier, alors qu'elle envisage de se rendre aux Etats-Unis mi-décembre pour le congrès des démocrates. "Je ne voudrais pas que ça soit confondu avec une condamnation globale de l'action des Etats-Unis", a-t-elle encore rectifié.

Des propos réitérés samedi par la candidate officielle, qui a souligné devant la presse que "la politique de Bush en Irak est une catastrophe", affirmant ne pas confondre "les Etats-Unis et la politique de Bush".

"Je ne laisserai pas déformer le contenu d'une réunion", avait-elle averti vendredi soir, visiblement tendue. "Personne ne m'empêchera de discuter avec des personnalités démocratiquement élues."

Après un détour par la Jordanie, Mme Royal est attendue à partir de dimanche en Israël et dans les territoires palestiniens pour une visite de deux jours clôturant sa tournée au Proche-Orient. Elle devait y rencontrer le Premier ministre israélien Ehoud Olmert et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Elle n'a pas précisé si elle s'entretiendrait avec le Hamas, mais son entourage assurait qu'il n'en serait rien.

Par gandalf le blanc - Publié dans : Présidentielles 2007 France
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Vendredi 1 décembre 2006

Si  ségolène ROYAL se doit de compléter sa panoplie de présidentiable dans le domaine de la politique internationale, Nicolas SARKOSY  se doit, lui, de remettre en route la machine et reprendre la main.Il semble avoir repris un peu de terrain sur Ségolène ROYAL dans ce sens, qu'il a mis les idées sur la table.Alors que la "madone" des sondages va chercher une légitimité au Proche-Orient ,le terrain est libre en France. Qui aura le meilleur directeur ou la meilleure directrice de campagne ?Les dés sont lancés...

ANGERS (AFP) - Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de la République, a déclaré qu'il voulait "une rupture tranquille, mais réelle", vendredi à Angers devant plusieurs milliers de personnes.

"Je suis venu vous dire que si je suis candidat, c'est pour poser ensemble les fondations d'un nouvel avenir", a lancé M. Sarkozy lors d'une réunion publique sur le thème de "L'éducation, le devoir de réussite".

"Je veux parler pour celui au bout du tunnel, pour celui qui désespère de la République, de la Nation, de la vie. Cette énergie dont il a besoin, je veux en être le porte-parole pour la lui communiquer, parce que moi, je crois en la République française", a-t-il également affirmé, sous un tonnerre d'applaudissements.

Selon lui, "pour poser ces fondations, nous devons rompre avec toutes les facilités, toute la démagogie, toutes les compromissions, toutes les hypocrisies".

6.000 personnes avaient pris place dans le parc des expositions de la ville, 1.500 n'avaient pu entrer et un millier d'autres étaient devant des écrans dans des salles adjacentes, selon un décompte de l'UMP.

C'était la première réunion publique de M. Sarkozy depuis sa déclaration de candidature à la présidence de la République, mercredi.

Déclinant à une dizaine de reprises les mots "rupture" ou "rompre", le président de l'UMP a proposé à l'assistance, qui scandait "Nicolas" et "Sarko président", "de rompre avec ce qui nous tire vers le bas pour laisser grandir ce qui nous tire vers le haut" et "avec ce qui crée du désespoir pour faire renaître de l'espérance".

"La rupture que je vous propose, c'est la rupture avec les archaïsmes et avec les conservatismes", a-t-il également affirmé.

"Rupture" encore "avec l'injustice des discriminations, du travail méprisé, de l'effort non récompensé", "rupture avec cette société bloquée où les destins sont écrits à l'avance", a-t-il énuméré.

Le ministre de l'Intérieur et numéro deux du gouvernement veut également "la rupture avec l'Etat mal géré et inefficace", "avec l'Etat instrumentalisé au profit d'intérêts personnels ou politiques".

"Je vous propose la rupture avec l'assistanat qu'on subventionne sur le dos de ceux qui travaillent. Je vous propose la rupture avec l'irresponsabilité qu'on finance sur le dos des générations futures", avec "la démagogie", "la malhonnêteté", a-t-il ajouté.

"C'est une rupture tranquille, mais bien réelle", a-t-il résumé.

Peu avant, Nicolas Sarkozy avait déclaré qu'il voulait "tout changer", lors d'un déplacement près d'Angers (Maine-et-Loire).

"Tout ceux qui veulent construire leur destin pourront vraiment le faire. Je veux rendre de la fluidité, je veux redonner de l'importance à des mots comme la promotion sociale, le mérite, l'effort, le travail, la récompense", a lancé M. Sarkozy, lors d'un bain de foule à Tiercé, petite ville d'environ 4.000 habitants.

Les deux régionaux de l'étape, Roselyne Bachelot, députée européenne et secrétaire générale adjointe de l'UMP, et Hervé de Charette, député d'Angers, étaient venus l'accueillir.

Par gandalf le blanc - Publié dans : Présidentielles 2007 France
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Vendredi 1 décembre 2006

Ségolène ROYAL a décidé de rester au Liban alors que tous ses conseillers la presse de partir  aux vues de la situation tendue que connaît se pays.On peut  se demander  à quels jeux joue Ségolène en rencontrant un membre influent du Hezbollah   et en critiquant bille en tête la position Américaine.La candidate à la présidentielle semble bien mal conseillée en politique internationale pour en arriver à de telles conclusions. Si on a pu critiquer Nicolas SARKOSY pour son atlantisme, on risque de voir une France bien mal placée dans un dialogue dans de grand dossiers diplomatiques;Il serait temps pour la candidate de faire un petit tour en cours" vraiment" accéléré   de politique internationale. On se demande si tous les militants apprécient ses "drôles" de péripéties.

NAQOURA (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle française, a pressé vendredi tous les protagonistes de la crise libanaise de reprendre "le fil du dialogue", alors qu'une imposante manifestation de l'opposition a réclamé la démission du gouvernement libanais.

Affirmant que "le temps est compté, à tout moment les choses peuvent basculer", la responsable socialiste française, arrivée la veille au Liban, a maintenu sa visite malgré la montée des tensions, pour qu'"on ne dise pas que le Liban est au bord de la guerre civile".

 

Mme Royal s'est rendue vendredi au siège de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) à Naqoura, dans le sud du Liban, empruntant un hélicoptère aux couleurs de la force internationale pour pouvoir rentrer rapidement dans la capitale.

"Le temps presse", a déclaré Mme Royal, insistant sur la tenue d'"une conférence internationale rapide", qu'elle a jugée "indispensable".

 

Elle s'est prévalue de ses contacts avec des représentants de "toutes les sensibilités" libanaises.

 

Comme on lui demandait si elle ambitionnait de tenir un rôle de "médiatrice", elle a répondu: "pourquoi pas ?".

 

"La vérité des questions que je pose à tous mes interlocuteurs -ce qui parfois les surprend un peu- me permet aussi de porter des messages aux uns et autres", a assuré Ségolène Royal.

 

S'agissant de sa visite à Gaza où elle doit s'entretenir avec le président palestinien Mahmoud Abbas, Mme Royal n'avait pas exclu une rencontre avec des représentants du Hamas, boycotté par de nombreux pays occidentaux. Mais son entourage a précisé ensuite qu'il n'y aurait pas de réunion avec des membres de ce mouvement islamiste palestinien.

 

Mme Royal, dont c'est le premier voyage à l'étranger depuis son investiture par le Parti socialiste, doit rencontrer dimanche à Jérusalem le Premier ministre israélien Ehud Olmert.

 

A Naqoura, elle a demandé que "cessent les survols" des positions de la Finul par des avions israéliens. "J'ai bien l'intention d'en parler aux dirigeants israéliens", a-t-elle déclaré.

 

Elle a jugé aussi que la libération des deux soldats israéliens enlevés en juillet par le Hezbollah était "absolument indispensable".

 

A près de deux mois de la conférence du 25 janvier sur la reconstruction du Liban dévasté par l'offensive israélienne de l'été, Mme Royal a invité la communauté internationale et les bailleurs de fonds à "faire pression" pour une entente inter-libanaise.

 

La candidate a rencontré dans la soirée des parlementaires libanais de la commission des Affaires étrangères, dont Ali Ammar, membre du Hezbollah. La réunion s'est tenue ans un grand hôtel de la capitale en raison de la manifestation de l'opposition, menée par le Hezbollah.

 

Avec Ali Ammar qui qualifiait Israël d'"entité sioniste", Ségolène Royal a exprimé "une divergence de vues", soulignant que "l'Etat d'Israël a le droit d'exister".

 

En revanche, le parlementaire ayant longuement insisté sur "la folie de la politique américaine", elle a dit partager avec lui "beaucoup de choses, notamment l'analyse du rôle des Etats-Unis".

 

A la fin de la réunion, Mme Royal a fait une mise au point en soulignant qu'il ne fallait pas "confondre la politique de l'administration Bush avec la politique globale des Etats-Unis", rappelant que la France était "l'alliée" de ce pays.

Par gandalf le blanc - Publié dans : Présidentielles 2007 France
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Jeudi 30 novembre 2006

Ingérence dans les affaires internes d'un pays comme le liban, voilà la position qu'a décidé de tenir la candidate socialiste. En  tournée au Moyen-Orient dans le role de la Guest Star  Ségolène ROYAL se prends à rever d'un Liban libre et heureux. Nous aussi nous revons d'une paix dans ce coin du monde.Mais de là à s'insinuer dans la politique intérieure il y une marge qu'elle a franchit allègrement.Nous la connaissions dans le dossier iranien.Nous remarquons qu'elle fait campagne aussi au Liban mais dans quel but ?

Enfin c'était bien loin  Sainte GENEVIEVE, mais bientôt en aurons-nous une nouvelle ?

BEYROUTH (AP) - Ségolène Royal appelle à un Liban "réconcilié avec lui-même". Arrivée jeudi à Beyrouth, première étape d'une tournée qui doit la mener également en Israël et dans les Territoires palestiniens, la candidate socialiste à la présidentielle française s'est retrouvée d'entrée plongée dans les réalités et tensions du pays du Cèdre, avec l'annonce pour le lendemain d'une manifestation anti-gouvernementale à l'appel du Hezbollah et de ses alliés pro-syriens.

Peu avant son arrivée, la chaîne Al-Manar du Hezbollah lançait un appel à une manifestation géante, dans le centre de Beyrouth, pour faire tomber le gouvernement Siniora, auquel un bras-de-fer l'oppose depuis des semaines.

Le Parti de Dieu chiite rassemble en général des foules de plusieurs centaines de milliers de personnes et la tension est aujourd'hui à son comble. Cet appel à descendre dans les rues, auquel s'associent le mouvement chiite Amal et le dirigeant chrétien Michel Aoun, était attendu depuis des jours, reporté cependant en raison de l'assassinat de Pierre Gemayel, le jeune ministre de l'Industrie et étoile montante du camp chrétien maronite.

"Je reste": crâne, Ségolène Royal, arrivée à la mi-journée, a décidé de ne pas écourter sa visite à Beyrouth malgré cette manifestation qu'on prédit gigantesque. Et ce, expliquait son directeur de campagne Jean-Louis Bianco, en dépité des conseils.

Selon M. Bianco, le dirigeant druze Walid Joumblatt, président du Parti socialiste progressiste et membre de l'Internationale socialiste, qui a accueilli la candidate PS à son arrivée à l'aéroport Rafic-Hariri, a été l'un de ceux qui lui ont conseillé de quitter Beyrouth vendredi. Non pas en raison "d'un danger physique" mais du risque de paralysie totale de la ville.

"Elle a choisi de rester parce qu'elle veut rester aux côtés des Libanais, pour ne pas donner un signal comme quoi les choses seraient dramatiques", a ajouté Jean-Louis Bianco: "Son choix a été sans hésitation". Dans l'entourage de Mme Royal, on reconnaissait ne pas avoir bien pris conscience de l'ampleur de la manifestation attendue.

Ségolène Royal avait réservé sa première visite beyrouthine aux parents de Pierre Gemayel, assassiné le 21 novembre. Leur présentant ses condoléances "profondément attristées", elle appelé de ses voeux un Liban "réconcilié avec lui-même".

"Je forme le voeu que reculent ces déchirements tragiques et que se lèvent de nouvelles forces de vie", a déclaré la candidate socialiste à l'Elysée, aux côtés de l'ancien président Amine Gemayel à l'issue d'un entretien de plus d'une heure avec le couple. "Le progrès du monde a besoin d'un Liban réconcilié avec lui-même", a-t-elle plaidé.

"Notre responsabilité commune (...) c'est de permettre aux jeunes de s'y construire un avenir heureux, et de permettre à chaque enfant de naître dans un pays en paix", a-t-elle exhorté. "La tâche est difficile, les situations sont complexes" a-t-elle reconnu, se disant toutefois certaine que "les énergies humaines finiront par l'emporter".

Mme Royal a rendu un vibrant hommage à Amine Gemayel pour son "impressionnante dignité" et pour avoir "appelé au calme, ce qui a permis sans nul doute au Liban de rester rassemblé, évitant de basculer dans le chaos d'une violence aveugle". Très présidentielle, elle a promis que "la France fera tout ce qu'elle peut auprès du Liban pour permettre que se lève cette espérance".

"La France toute entière est à nos côtés dans ces moments difficiles", a remercié pour sa part Amine Gemayel, qui arborait un badge avec la photo de son fils Pierre.

Ségolène Royal, qui a ensuite rencontré le président du parlement, le chef du mouvement chiite Amal Nabih Berri, devait s'entretenir dans la soirée avec le Premier ministre libanais Fouad Siniora. Son déplacement envisagé pour vendredi matin auprès des forces françaises de la FINUL au Sud-Liban restait encore incertain, mais devrait se tenir.

Malgré la manifestation, elle devrait également rencontrer vendredi des députés membres de la commission des Affaires étrangères du Parlement libanais où toutes les composantes politiques sont représentées, y compris le Hezbollah chiite. Car Mme Royal estime qu'il faut "discuter avec tout le monde", y compris avec des membres du Hezbollah, expliquait Jean-Louis Bianco en route pour Beyrouth. Avec elle, ajoutait-il, "il y a un accent différent. C'est essentiellement, s'agissant du Liban, on discute avec tout le monde, on n'exclut personne qui peut être utile". AP

Par gandalf le blanc - Publié dans : Brèves
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Jeudi 30 novembre 2006

Les sondages créditent Ségolène ROYAL d'un score inégalé de popularité alors que Nicolas SARKOSY entamerait une stagnation. Mais en y regardant de plus près, cette popularité n'est pas forcément synonyme de victoire à l'élection présidentielle. Un certain Lionel JOSPIN pourra en témoigner, de même Jacques DELORS pour d'autres raisons ne s'est pas présenté. Pour autant la messe pourrait être dite avant que tout débat ne soit lancé car il semble que l'opinion se soit faite à l'idée qu'une femme puisse être présidente et seulement cela, sans programme et toutes les bourdes qui vont avec.

PARIS (AFP) - La candidate du PS à l'élection présidentielle Ségolène Royal atteint en décembre un niveau record de popularité, gagnant 6 points à 61% d'opinions favorables, tandis que Nicolas Sarkozy, avec 48% de jugements positifs, a perdu deux points, selon le baromètre TNS-Sofres rendu public jeudi.

Jean-Marie Le Pen est crédité de 18% (+1) d'opinions favorables et n'a jamais été aussi haut, indique cette étude, à paraître samedi dans Le Figaro Magazine et qui sera diffusée par i-Télé. Il est presque aussi populaire auprès des sympathisants du PCF (15%) que de l'UMP (18%).

Dans l'histoire de ce baromètre, seuls Jacques Delors et Lionel Jospin avaient atteint des scores de popularité supérieurs à ceux de Ségolène Royal en décembre.

La députée PS gagne trois points à gauche, 9 à droite et 11 chez les "sans préférence partisane".

Nicolas Sarkozy recule à gauche mais aussi à droite (- 3 points à l'UMP, - 8 au Front national) et perd des points chez les femmes.

Michèle Alliot-Marie gagne 3 points, 37% des personnes interrogées "souhaitant lui voir jouer un rôle important au cours des mois et années à venir".

Le président de l'UDF François Bayrou perd deux points à 34% et Dominique de Villepin en cède un avec 31% d'opinions positives.

Le Premier ministre gagne cependant deux points en termes de confiance. 29% des Français lui font confiance, contre 68% (-1) d'un avis inverse.

Jacques Chirac gagne aussi un point de confiance, à 25%, tandis que 73% (-1) des Français ne lui font pas confiance.

La lutte contre le chômage reste le principal sujet de préoccupation des personnes interrogées, 42% estimant que le gouvernement doit s'en occuper en priorité. Elles sont 80% contre 18% a estimer que sa politique en la matière n'est pas efficace.

La lutte contre la violence et la criminalité avec (21%, -1), la lutte contre la hausse des prix (15%, stable) et le maintien du pouvoir d'achat (13%, +1) sont les autres préoccupations majeures.

Sondage réalisé les 22 et 23 novembre en face-à-face à domicile auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Par gandalf le blanc - Publié dans : Sondages
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