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Mercredi 29 novembre 2006

Ségolène  ROYAL doit se construire une image à l'étranger. La candidate PS n'a que peu de temps devant elle pour acquerir une certaine dimension.Ces déplacements seront très importants dans la mesure où comme on a pu le voir la candidate  hésiter sur bon nombre de dossiers.De plus Ségolène ROYAL a trouvé en la personne  de jacques CHIRAC, tonton flingueur de candidat de droite, un allier de circonstance.

PARIS (AP) - Elle a choisi de commencer par "le plus difficile": pour son premier voyage à l'étranger de candidate officielle du PS, Ségolène Royal se rend à partir de jeudi pour cinq jours dans un Proche-Orient sous haute tension, où elle va faire étape au Liban, en Israël et dans les Territoires palestiniens. Manière de répondre en frappant fort à ceux qui doutent de son expérience diplomatique.

L'objectif de la première femme à avoir une chance d'entrer à l'Elysée: nouer des contacts personnels avec les leaders de la région pour agir vite si elle est élue en mai 2007. Ce voyage "très important" permet "à titre personnel de connaître des interlocuteurs qui ont envie de savoir ce que sera demain la politique diplomatique de la France", a-t-elle expliqué mercredi sur RTL en marge d'un déplacement à Lyon.

"Elle commence par le plus difficile", a reconnu son principal porte-parole Julien Dray. En proie à de fortes tensions, la région du Proche-Orient constitue "l'épicentre de tous les autres problèmes", ajoute-t-on dans l'entourage de la candidate. Sécurité oblige, le président Jacques Chirac lui a garanti mercredi que les postes diplomatiques et consulaires français seraient à sa "disposition".

Ségolène Royal est attendue jeudi à Beyrouth. Elle entend présenter ses condoléances à l'ancien président Amine Gemayel, père de Pierre Gemayel, ministre chrétien maronite assassiné le 21 novembre. Elle rencontrera le Premier ministre Fouad Siniora, engagé dans un bras de fer avec le Hezbollah après que son gouvernement a entériné la création d'un tribunal international sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.

Lors de son séjour au pays du Cèdre, elle doit aussi s'entretenir avec le président du Parlement Nabih Berri, chef du mouvement chiite Amal allié au Hezbollah pro-syrien, et avec le dirigeant druze Walid Joumblatt. Elle se rendra au sud Liban pour rencontrer les soldats français de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban). La patron du PS François Hollande s'était déjà rendu au Liban fin octobre.

Ségolène Royal est attendue à partir de dimanche en Israël et dans les Territoires palestiniens. Elle ira à la rencontre du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie. Et sera reçue par le Premier ministre israélien Ehoud Olmert et sa ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni. Et ce, sur fond de tensions entre la France et Israël sur les survols du sud du Liban par l'aviation israélienne.

La candidate entend afficher sa "volonté" de dialoguer avec Israéliens et Palestiniens, qui peinent à reprendre leurs pourparlers de paix. Elle a récemment souhaité que l'Union européenne occupe "toute sa place" dans la résolution des conflits dans la région et préconisé qu'"un groupe de pays volontaires au sein de l'Europe" fasse "oeuvre de médiation", fustigeant au passage l'"abandon" des Etats-Unis. Elle a également plaidé pour une reprise "immédiate" de l'aide européenne aux Palestiniens, sous réserve qu'elle soit "contrôlée".

Cette visite au pas de charge de Ségolène Royal intervient alors que George W. Bush et Condoleeza Rice sont en visite dans la région. Le président américain est arrivé mercredi soir en Jordanie pour évoquer la situation en Irak. La secrétaire d'Etat américaine doit quant à elle rencontrer Mahmoud Abbas jeudi en Cisjordanie.

Adepte de la "politique par la preuve", la "gazelle" entend ainsi répondre à ceux qui doutent de ses capacités diplomatiques. Le 7 novembre, elle avait provoqué un vif émoi en proposant d'interdire à l'Iran d'accéder au nucléaire civil comme militaire, déclaration jugée contraire au Traité de non-prolifération nucléaire. Le 3 novembre, rencontrant le président irakien Jalal Talabani à Paris, elle avait également jugé la situation en Irak "pas encore totalement stabilisée".

Depuis sa désignation par plus de 60% des militants du PS le 16 novembre, les invitations à l'étranger s'accumulent. Ségolène Royal est attendue au Portugal la semaine prochaine pour le congrès du PSE et envisage de se rendre au congrès des Démocrates américains mi-décembre.

Au plan politique, cette visite choc permet à la candidate d'occulter en partie la toute fraîche annonce de candidature de Nicolas Sarkozy en monopolisant les médias. "Partir trop vite, c'est le risque de lasser", l'a toutefois avertie mercredi Dominique de Villepin. AP

Par gandalf le blanc - Publié dans : Présidentielles 2007 France
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Mercredi 29 novembre 2006

Le Président de l'UMP  voulait une surprise.Celle-ci na pas été au rendez-vous. Peu importe le candidat SARKOSY est dans la course. Course dans son parti tout d'abord où les militants pourront choisir leur chamion le 14 janvier 2007, et s'il l'emporte course présidentielle. Mais point de surprise il n'y a eu dans le camp opposé lors de l'élection de Ségolène ROYAL.Les deux candidats jouent  avec la communication et en abusent dans des circonstances qui ne demandent pas autant de débauche.

Il est temps de passer au débat. Mais on peut supposer que Nicolas SARKOSY démissionne des le 14 janvier...Les Français s'agacent d'une campagne partie de bien trop loin.

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy se déclare candidat à la présidentielle dans une interview à la presse régionale, proposant "une autre vision de la France", et "une rupture tranquille", à cinq mois de l'élection phare de la Vème République.

"J'ai l'ambition de créer une nouvelle relation avec les Français qui repose sur deux mots: la confiance et le respect", ajoute-t-il dans un entretien à paraître jeudi dans toute la presse quotidienne régionale et départementale, touchant environ 18,5 millions de lecteurs.

Le président de l'UMP met ainsi fin à un faux suspense qui durait depuis plusieurs jours.

A la question +Etes-vous candidat à l'élection présidentielle?+, M. Sarkozy affirme: "Ma réponse est oui", dans cet entretien mis en ligne dès mercredi soir par le quotidien Libération sur son site internet.

"J'ai l'ambition de créer une nouvelle relation avec les Français qui repose sur deux mots: confiance et respect, confiance en la parole donnée et respect de chaque Français pris individuellement", affirme le candidat.

M. Sarkozy continue de revendiquer la "rupture", mais "une rupture tranquille", un slogan qui rappelle la fameuse "Force tranquille" de François Mitterrand.

Le ministre de l'Intérieur estime également qu'il est "trop tôt" pour dire quand il quittera le gouvernement. "En tout état de cause, je ne serai plus ministre au moment de l'élection", a-t-il toutefois ajouté.

Faisant allusion au leitmotiv de Ségolène Royal, sa rivale pour 2007, qu'une majorité de Français, selon un sondage, veut voir face à lui au second tour de l'élection, il a affirmé: "l'orde juste, c'est juste de l'ordre. Je veux que l'avenir redevienne une promesse, et cesse d'être une menace".

La décision de M. Sarkozy "est un acte personnel lourd" et "une décision importante", a réagi Dominique de Villepin sur Europe 1.

Le Premier ministre a jugé "très important" de prendre en compte le fait qu'une élection présidentielle se joue "dans la durée". "Partir trop vite, c'est le risque de lasser", a-t-il insisté, avant de lâcher un énigmatique: "moi j'ai appris à être patient".

"C'est un événement" qui "mérite le respect", a pour sa part affirmé son prédécesseur à Matignon, Jean-Pierre Raffarin.

Au contraire, pour le porte-parole de Ségolène Royal, Gilles Savary, il s'agit d'un "spectaculaire non-évènement".

Jeudi soir sur France 2, lors de l'émission "A vous de juger", M. Sarkozy développera les "quatre thèmes" majeurs qu'il déclinera tout au long de sa campagne: sécurité, immigration, pouvoir d'achat, éducation.

Avant d'être officiellement candidat, reste encore à M. Sarkozy à franchir une étape: être celui que les plus de 300.000 adhérents de son parti désigneront pour être leur champion en 2007.

Un vote par internet pour départager les éventuels candidats sera organisé durant une dizaine de jours, avec clôture du scrutin le 14 janvier, date du congrès du parti.

Mais là encore, il s'agit d'un faux suspense, M. Sarkozy restant, de sondage en sondage, la personnalité préférée des électeurs de droite. La seule inconnue est de savoir si M. Sarkozy aura des challengers.

Michèle Alliot-Marie, qui défend des "convictions gaullistes", s'est donnée jusqu'au 31 décembre, date de la clôture de dépôt des candidatures, pour décider d'y aller ou pas.

Par gandalf le blanc - Publié dans : News
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Mercredi 29 novembre 2006

Nicolas HULOT est dans une situation inédite  dans la mesure où il serait le premier candidat écologiste s'il se présente  en mesure d'approcher les 10% d'intentions de vote au premier tour des élections présidentielles . L'intéressé ne veut pas parler pour le moment de candidature, mais force est de constater que les candidats à la présidentielle tardent à signer son pacte écologique. 6 dont  François BAYROU et Marie-George BUFFET se sont arrêtés pour le signer. Les organisations écologiques ont bien compris la dimension que pourrait prendre une telle candidature. L'etat major des grands partis doivent s'inquiéter et passer bon nombre de coups de téléphone afin d'en savoir plus sur les intentions de l'animateur-écolo. Ce dernier laisse planer un suspens qui doit donner une bonne migraine à Ségolène ROYAL plus qu'à Nicolas SARKOZY. S'il y en a bien un qui se montrerait ravi de la présence de Nicolas HULOT c'est bien Jean-Marie LE PEN si, bien sûr, il obtient ses 500 signatures... Si une candidate devait se retirer c'est bien Dominique VOYNET qui fait bien pâle figure en qualité de représentante du parti "Vert".

PARIS (Reuters) - Une coordination de quatre mouvements écologistes a invité mercredi Nicolas Hulot à présenter sa candidature à la présidentielle de 2007 afin de fédérer le courant Vert et peser sur la campagne.

Cette coordination, qui rassemble 3.000 adhérents, est composée de Génération Ecologie, créée par Brice Lalonde, du Mouvement Ecologiste indépendant (MEI) fondé par Antoine Weachter, du Mouvement Hommes Animaux Nature (MHAN) présidé par Jacques Laboucher et de Trèfle (Albert Lapeyre).

"Nicolas Hulot a fait énormément pour la prise de conscience. Il a fait avancer l'écologie", s'est félicitée lors d'une conférence de presse France Gamerre, présidente de Génération écologie et candidate à la présidentielle.

"Maintenant, il faut qu'il présente sa candidature. Il faut qu'il quitte les caméras et vienne sur le terrain", a-t-elle ajouté, affirmant qu'elle était prête à retirer sa candidature.

L'objectif est de peser sur la campagne pour que l'écologie ne soit plus "un argument marketing", a-t-elle souligné, estimant que Nicolas Hulot est le candidat "fédérateur".

Le créateur de l'émission de télévision Ushuaïa est plébiscité par 66% des Français qui le considèrent comme le mieux à même de porter le dossier de l'environnement pendant la campagne, selon un sondage Ipsos au début du mois.

En trois semaines, il a recueilli 145.000 signatures pour son Pacte écologique publié le 7 novembre, que certains voient comme la préfiguration d'un programme électoral.

Ce contrat d'avenir, destiné aux candidats, vise à placer l'environnement au coeur de la campagne, à rassembler et à dépasser les querelles partisanes, explique-t-il.

Il a demandé aux candidats de se prononcer sur ses propositions. Six ont répondu positivement, dont Marie-George Buffet (PCF) et François Bayrou (UDF).

Les quatre formations écologistes se sont pour leur part engagées à soutenir le même candidat dans au moins 450 circonscriptions aux législatives de 2007.

 

 

 

Par gandalf le blanc - Publié dans : Présidentielles 2007 France
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Mardi 28 novembre 2006

C'est la faute à SARKOSY si les incidents au Parc des Princes ne cessent de croitre depuis tant d'années. C'est la faute à SARKOSY si les banlieues sont en feu. On a peine à croire que le débat politique soit une attaque ad hominem de la part des députés PS. La faute à qui si le débat est de cette nature en somme : peut-être pas au Ministre de l'Intérieur mais aux députés de l'opposition qui sont en manque d'argumentation finalement et qui ne trouvent rien de mieux.

Quand à François HOLLANDE, la deuxième lame qui empêche  que le poil ne repousse il faudra et je le répète qu'il se rappelle que Lionel JOSPIN n'a point démissionné en 2002. Et que le cumul  des mandats est très mal vu au PS. Cela n'empêche pas Ségolène ROYAL d'être Présidente de région d'ailleurs (on peut se demander en quoi consiste sont travail de présidente depuis sa campagne des primaires) et est également députée. Oui c'est vrai j'oubliais, et  j'aime en ces circonstances  comme je le dis à mes élèves dire la célèbre phrase "J'ai pas le temps" thème de Prison Break. Oui j'ai pas le temps d'être partout mais d'empocher la cagnotte à la fin du mois. Alors la lutte contre la misère, j'ai un peu de mal à croire qu'on y change quelque chose demain au PS. Mais c'est vrai au PS l'amnésie est souvent collective.

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy a promis mardi à l'Assemblée nationale la dissolution "immédiate" des groupes de supporteurs violents et racistes après le drame du PSG, tandis que les députés socialistes l'attaquaient vivement sur de dossier ainsi que sur son action à l'Intérieur.

Comme un avant-goût de campagne présidentielle, les élus PS sont partis lors de la séance des questions à l'assaut du ministre de l'Intérieur, qui doit déclarer jeudi sa candidature à l'Elysée.

La confrontation était attendue, les socialistes réclamant à cor et à cri depuis vendredi la venue dans l'hémicycle de M. Sarkozy, largement absent du débat sur son projet de loi de prévention de la délinquance.

L'irritation de la gauche s'était accentuée avec le drame du PSG.

C'est donc dans une ambiance électrique, où des "allez Le Rouge" fusaient des rangs de l'UMP, que Bruno Le Roux (PS) a amorcé la charge en accusant M. Sarkozy de s'être "immiscé" dans les élections professionnelles de la police et de les avoir "politisées", avant qu'Arnaud Montebourg ne reprenne le flambeau en l'attaquant sur "la dérive du fichage" des Français.

Christophe Caresche est à son tour monté au créneau, sur les violences d'après-match de jeudi soir où un supporteur du PSG a trouvé la mort. Il a accusé M. Sarkozy de ne pas avoir "pris la mesure de ce qui s'est passé" et d'avoir reçu des représentants de supporteurs "interdits de stade", exigeant la dissolution des clubs violents.

Le ministre a vertement renvoyé à ses responsabilités le député, également adjoint au maire de Paris chargé de la sécurité, en soulignant que la mairie de Paris "subventionnait depuis des années" le PSG et était représentée dans son conseil d'administration.

"Si vous considérez que ce club et les associations de supporteurs ne méritent plus vos subventions, coupez les subventions", s'est exclamé M. Sarkozy.

Auparavant, le ministre avait anticipé les attaques socialistes en répondant à une question du député UMP de Paris Claude Goasguen. Il a pu ainsi annoncer que les associations de supporteurs "ne se désolidarisant pas de mouvements racistes ou d'actions violentes seront immédiatement dissoutes", conformément à la loi de 2006 dont les décrets d'application, a-t-il promis, seront publiés d'ici à vendredi.

Il a aussi réaffirmé que seuls les supporteurs ayant acheté leur billet "par l'intermédiaire d'une association de supporteurs" pourraient pénétrer dans le stade du Parc des Princes, et brandi la menace de matches à huis clos pour les clubs ne se conformant pas à ces obligations.

En outre, il a confirmé le doublement "des interdictions administratives et judiciaires" par la préfecture de police Paris.

Dans les couloirs du palais Bourbon, les socialistes éreintaient le président de l'UMP. Le président du groupe, Jean-Marc Ayrault, l'a appelé à "appliquer la loi". Il ne doit y avoir "aucune complaisance, notamment des clubs, vis-à-vis des groupes de supporteurs", pour qu'"on ne soit pas dans la négociation permanente qui conduit au fond au compromis et qui parfois va jusqu'à la compromission", a-t-il dit.

Elisabeth Guigou a dénoncé pour sa part "une faillite de Nicolas Sarkozy", observant que cela faisait "des années et des années qu'il y avait des incidents au PSG, toujours avec 100, 200 ou 300 individus maximum, parfaitement répertoriés et connus des services de police".

Par gandalf le blanc - Publié dans : Brèves
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Mardi 28 novembre 2006

Ségolène ROYAL sait s'entourer. La qualité et la quantité. J'adore cette liste. Pour les journalistes, la cerise sur le gâteau c'est le débauchage de la jeune chef du bureau des élections du ministère de l'intérieur. Je rassure les journalistes on a le droit d'avoir des opinions même quand on bosse avec un ministre comme Nicolas SARKOSY.

Pour moi la surprise s'appelle Jack LANG, hurlant avant les primaires qu'il avait été empêché d'avoir les parrainages, puis jurant à François HOLLANDE qu'on ne l'y reprendrait plus et qu'il n'était plus question qu'il mette la main à la pâte. Mieux maintenant, il est conseiller spécial de Ségolène ROYAL. Voilà qui démontre qu'on trouve toujours des solutions au PS et que ça valait bien le coup de s'étendre plutôt que de débattre.

Enfin avec la présence de Julien DRAY, spécialiste en com, proche du couple ROYAL-HOLLANDE on sait que la maison PS est bien gardée. Reste à savoir ce qu'il restera du programme du PS au bout de tout cela.

 

PARIS (AP) - Ségolène Royal a choisi de s'entourer d'une équipe resserrée et paritaire de 15 personnes composée de fidèles pour mener sa campagne présidentielle, qui sera codirigée par le maire de Dijon et numéro deux du PS François Rebsamen et l'ancien secrétaire général de l'Elysée Jean-Louis Bianco au poste de directeurs de campagne. Elle donne également des gages aux autres partis de gauche en nommant un membre du PRG et une ancienne militante Verte dans son premier cercle.

La candidate socialiste a elle-même dévoilé la liste de cette petite garde rapprochée aux agences de presse mardi. C'est "une équipe resserrée, paritaire, avec tout l'éventail des âges, toutes les générations", a-t-elle indiqué. On compte ainsi 16 personnes en comptant la candidate, pour moitié des femmes. Ségolène Royal a précisé que ces personnalités seraient les "pilotes" de sa campagne présidentielle. L'équipe devrait être complétée la semaine prochaine.

Outre la direction bicéphale de campagne composée de François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, le porte-parole du PS Julien Dray est nommé chef de l'équipe des porte-parole, dont la liste sera annoncée mercredi prochain. Elle devrait comprendre Arnaud Montebourg et Gilles Savary, qui étaient porte-parole de Mme Royal durant la campagne interne du PS. Jack Lang sera "conseiller spécial" de la candidate, chargé des contacts internationaux ou de l'organisation d'événements.

Les femmes occupent des places de choix dans l'état-major. La maire du 4e arrondissement de Paris Dominique Bertinotti est promue mandataire financier; l'ancienne ministre des Droits de la femme Yvette Roudy animera les comités Désirs d'avenir avec la secrétaire nationale adjointe du PS aux sports d'origine djiboutienne Safia Otokoré. Cerise sur le gâteau, Ségolène Royal a débauché la jeune chef du bureau des élections du ministère de l'Intérieur Camille Putois, qui devient sa chef de cabinet.

La députée des Côtes-d'Armor et vice-présidente de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes Danielle Bousquet est codirectrice adjointe de la campagne. Enfin, l'écrivaine Aurélie Filippetti se voit nommée "chargée de mission" de Ségolène Royal.

La "gazelle" donne des gages au reste de la gauche en intégrant un radical de gauche et une ex-militante Verte. Le délégué général du Parti radical de gauche et sénateur du Tarn-et-Garonne Yvon Collin est nommé codirecteur adjoint de campagne. La candidate du PS défend en effet les couleurs du PRG, qui a entériné samedi sa candidature. Aurélie Filippetti est aussi une ancienne militante Verte, récemment écartée des investitures législatives par le parti écologiste.

Quand on continue à descendre dans l'organigramme, on trouve au total trois directeurs adjoints de campagne: le vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci qui suit Mme Royal de longue date, Danielle Bousquet et Yvon Collin. Il y a ensuite trois chargés de mission qui "épauleront" leurs collègues: Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections, Ouarda Karaï qui travaille avec lui au pôle élections du PS, et Aurélie Filippetti.

Le co-directeur de campagne, peu connu du grand public, François Rebsamen, 55 ans, qui fut brièvement trotskiste, a été chef de cabinet de Pierre Joxe lorsqu'il était ministre de l'Intérieur (1984-86 et 1988-91), puis directeur adjoint du cabinet de Laurent Fabius lorsque celui-ci était Premier secrétaire du PS (1992-93).

Cet expert de la géographie socialiste avait été nommé secrétaire national du PS chargé du secteur des fédérations par François Hollande en 1997. Il est actuellement chargé de la coordination et de l'organisation du PS en tant que N°2 du parti. Proche du patron du PS et de Ségolène Royal, il est maire de Dijon depuis 2001, président de la communauté d'agglomération de la cité bourguignonne, et conseiller général de Côte-d'Or.

Agé de 63 ans, Jean-Louis Bianco a été secrétaire général de l'Elysée sous François Mitterrand. Il a été ministre des Affaires sociales (1991-92) et ministre de l'Equipement et du Logement (1992-93). Il est député des Alpes-de-Haute-Provence et préside le conseil général de ce département. Il était l'un des trois porte-parole de Ségolène Royal durant la campagne interne du PS.

Ancien président fondateur de SOS-Racisme, Julien Dray, 51 ans, est porte-parole du PS et très proche du couple Royal-Hollande. AP

Par gandalf le blanc - Publié dans : Présidentielles 2007 France
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