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Présidentielles 2007 France

Mercredi 11 janvier 2006

Il faut bien un début pour un blog. Celui-ci va essayer de traiter  des élections présidentielles qui auront lieu en France en 2007.

Pour avoir le maximum d'infos  je partirai à la pêche. Je ne promets pas  de vous donner le nom du vainqueur, mais en y pensant bien fort, on pourrait résumer cette course au film Higlander : à la fin il n'en restera qu'UN.

Par gandalf le blanc
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Jeudi 12 janvier 2006

Les thèmes se lancent simplement. Enfin, on devrait dire que rien n'est dit par hasard. Ce dernier n'existant pas en politique. Voilà encore une pierre lancée dans la mare...

PARIS (AP) - "Le nombre de mandats présidentiels doit être limité à deux", a souhaité jeudi le président de l'UMP Nicolas Sarkozy lors de ses voeux à la presse. Car "l'énergie que l'on met à durer, on ne la met pas à faire".

"La loi n'étant pas rétroactive, ça ne vaut que pour le prochain coup", a-t-il ajouté dans une allusion au président Jacques Chirac.

S'il a affirmé son "attachement aux institutions de la Ve République", M. Sarkozy a affirmé sa volonté d'"aménager la constitution", afin "qu'on tire les conséquences du renforcement de la place et du rôle du président de la République par le quinquennat".

"Le futur président ne pourra être que différent de ceux qui l'ont précédé", a affirmé le ministre de l'Intérieur. Ainsi, "il devrait s'engager non seulement sur les grandes options mais aussi sur tout ce qui concerne la vie quotidienne des Français".

Pour 2007, il a donc plaidé pour "une campagne électorale où on s'engagera".

Nicolas Sarkozy a également suggéré que, à l'avenir, le chef de l'Etat vienne expliquer "directement" sa politique devant le Parlement.

Quant au Premier ministre, si la fonction "doit être conservée", il faut selon lui "prévoir que le Premier ministre coordonne l'action du gouvernement plutôt qu'il ne la dirige". Car "celui qui dirige l'action du gouvernement, c'est le président de la République".

Nicolas Sarkozy a aussi proposé "que le gouvernement soit limité à une quinzaine de ministres".

Enfin, a-t-il dit, "le président ne doit pas monopoliser entre ses mains toutes les nominations".

 

A vous de vous faire un avis...

Par gandalf le blanc
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Jeudi 12 janvier 2006

Dominique de Villepin est un homme de belles phrasées. Nous le savions déjà et cela se confirme. La lutte pour l'emploi est son crédo. Actuellement il dirige son combat vers l'emploi pour les jeunes. C'est bien et les autres? Très bonne question... Les jeunes, il est légitime de développer des actions mais il ne faut pas oublier les autres... Eh oui ! La France est quand même bien  vieillissante... Bon je vous laisse avec cet article.

NOGENT-SUR-MARNE (AFP) - Dominique de Villepin présentera lundi une série de mesures contre le chômage des jeunes, qui devraient constituer l'ossature de la deuxième étape de sa "bataille pour l'emploi".

"Après le plan d'urgence pour l'emploi centré sur les très petites entreprises", avec la création du controversé contrat nouvelle embauche (CNE), "la relance du service public de l'emploi, des contrats aidés, c'est au problème particulier des jeunes que nous voulons nous attaquer", a déclaré jeudi le Premier ministre lors d'une visite à l'Institut national de formation et d'application, à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne).

"J'annoncerai un plan de mesures qui n'auront qu'un but, répondre très concrètement à cette angoisse des jeunes (...) Je proposerai à nos compatriotes des moyens, des systèmes, des dispositifs qui permettront de changer cela", a-t-il ajouté.

Arguant des derniers arbitrages en cours avec ses ministres du pôle emploi, Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher, il n'a pas dévoilé son plan mais indiqué qu'il prendrait en compte "non seulement la dimension professionnelle mais aussi ce qui va avec, (pour leur permettre) de pouvoir plus rapidement, à partir des contrats qui leur sont offerts, avoir un logement et faire face aux difficultés de la vie quotidienne".

"On est train de cuire tout ça", a confié en aparté M. Larcher. M. de Villepin s'est par ailleurs refusé à se prononcer sur une éventuelle extension, réclamée par Bercy, du CNE, actuellement réservé aux entreprises d'au plus 20 salariés.

"C'est bien une stratégie globale d'accompagnement de ces jeunes que nous voulons élaborer", a insisté le chef du gouvernement.

Véritable "exception" française, 22,8% des moins de 25 ans sont au chômage, soit plus du double de la moyenne nationale (9,6%), et il faut entre 8 et 11 ans à un jeune pour entrer sur le marché de l'emploi via, selon les termes de M. de Villepin, "souvent un enchaînement de stages, de CDD, de situations d'inactivité, de précarité et de galères".

Ne rien faire face à cette situation "inacceptable" entraînerait, selon le Premier ministre, "une immense dépression nerveuse nationale".

Comme pour anticiper les éventuelles critiques des syndicats contre une remise en cause du droit du travail, il a affirmé vouloir agir "dans le dialogue" et "sans idéologie" mais souligné que "face à l'urgence de la précarité des jeunes, ce qui doit être fait doit être fait".

"Il faut repenser le marché de l'emploi", a-t-il dit, avant d'ajouter: "quand un tuyau est percé, il faut le réparer ou le changer".

Mardi, devant quelques journalistes, il avait déjà laissé entendre qu'il était prêt à aller plus loin dans la réforme du code du travail: "je raisonne en termes d'objectifs (...) Je suis ouvert à toutes les possibilités, j'utilise toutes les pistes sans limite".

Fort de premiers résultats encourageants sur le front du chômage, passé de 10,2% à 9,6% de la population active en six mois, le Premier ministre sait que, dans l'optique de l'élection présidentielle de 2007, sa crédibilité personnelle se joue en partie sur ses résultats en matière d'emploi.

Lors de ce déplacement, organisé -simple hasard du calendrier, selon Matignon- le même jour que les voeux de son rival Nicolas Sarkozy, M. de Villepin a "promis que d'ici 16 à 17 mois, quand ce gouvernement rendra son tablier, (il) aura substantiellement modifié les choses".

 

 

 

Par gandalf le blanc
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Jeudi 12 janvier 2006

C'est une question que l'on peut se poser. En tout cas à gauche, on ne se la pose pas. Passage à l'action? Le rendez-vous est pris...

PARIS (AFP) - Le projet de réunion unitaire de la gauche, le 8 février à Paris, a légèrement avancé jeudi, le PS prenant acte de l'accord donné par le PCF à la tenue de cette réunion à cette date, tout en estimant cependant qu'il restait à "en définir le contenu".

A l'issue de quatre heures de négociations, mercredi, les quatre partis de gauche - PCF, PS, PRG, Verts - avaient élaboré un projet de texte d'appel pour une réunion unitaire le 8 février, prévoyant de "rechercher ensemble un accord sur le contenu d'une alternative majoritaire" en vue de 2007 et de définir ensemble une méthode de travail.

Le PCF, qui avait demandé 24 heures de réflexion, a fait savoir jeudi qu'il était d'accord sur le principe de la réunion mais qu'il fallait y "convier toutes les forces de gauche", et que le "texte d'invitation" ne devait pas "en limiter la portée".

"Nous proposons que cette réunion se tienne aux heures et lieux proposés, avec toutes les formations politiques de gauche et sans autre préalable", a indiqué le PCF dans un communiqué.

"On prend acte du fait que déjà ils sont d'accord avec la date et avec le principe d'une réunion de la gauche, même s'il reste à en définir le contenu", a indiqué jeudi soir à l'AFP Stéphane Le Foll, un des représentants du PS à la réunion préparatoire.

Il a assuré que le PS ne voulait "rien précipiter, ni donner une conclusion à cette réunion avant qu'elle ait eu lieu". Il a souligné cependant que le principe reste d'"essayer de travailler ensemble à l'élaboration de quelque chose qui puisse déboucher sur une victoire en 2007". "Il faut créer une dynamique politique et porter ensemble un projet alternatif et d'alternance", a dit M. Le Foll.

Pour lui, il ne s'agit pas de se contenter d'être d'accord sur le lieu et l'heure", mais "on va prendre un peu notre temps, pour regarder tout ça".

Il a réitéré qu'il n'y aurait "pas de convocation directe" pour la réunion du 8 février, mais un appel" : "je ne vois pas pourquoi on sélectionnerait ceux qui veulent être invités", a-t-il indiqué, imaginant par exemple que le MRC pourrait venir.

Les Verts pour leur part ont insisté jeudi soir pour que les quatre partis travaillent à la mise au point d'un "texte d'appel commun, acceptable par tous". "On va continuer à discuter pour que ça se fasse", a assuré à l'AFP Maud Lelièvre, qui représentait les Verts mercredi.

Aucune rencontre préparatoire nouvelle n'a été fixée mais la poursuite des négociations devrait avoir lieu par téléphone.

La tenue de cette rencontre unitaire, en vue de rassembler la gauche dans la perspective des échéances de 2007, se heurte depuis le début aux divergences entre PS et PCF, le premier souhaitant ne discuter qu'avec les partis favorables à un accord de gouvernement, tandis que le PCF veut inclure les formations de l'extrême gauche.

Par gandalf le blanc
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Vendredi 13 janvier 2006
Voilà un extrait d'un article peut-être un peu long mais qui explique bien les déboires de Jacques Chirac, victime du Quinquennat.
Après l'année calamiteuse que vient de vivre Jacques Chirac, on s'est volontiers complu à évoquer la malédiction des dix ans, qui frapperait les présidents de la Ve République touchés par l'usure du pouvoir comme jadis le général de Gaulle et François Mitterrand.  Mais l'explication est un peu courte. Malgré l'opposition de tous les partis,  le général de Gaulle a conservé le soutien de 47 % des Français lors du référendum qui vit son départ. Et François Mitterrand a réussi à gagner le référendum sur Maastricht avec, il est vrai, le concours de l'UDF et d'une partie du RPR. Pour sa part, M. Chirac a lourdement perdu le référendum sur la Constitution européenne, malgré l'appel à voter oui de deux des principaux partis d'opposition, le PS et les Verts.
Pour expliquer une telle chute, il semble plus juste d'insister sur les changements induits par le quinquennat dans le rythme et la pratique de la vie politique et que le chef de l'Etat n'a pas pris en compte. Le quinquennat modifie profondément les relations du président avec les électeurs, avec le premier ministre et, enfin, avec son camp politique. Pour l'avoir méconnu, M. Chirac en paie aujourd'hui le prix fort.
Jadis, la durée des sept ans avait pour principal effet de dissocier le temps présidentiel et le temps de la majorité législative. Avantage considérable dont ont bénéficié François Mitterrand deux fois et Jacques Chirac une fois : l'impopularité du pouvoir politique aboutit à la défaite de la majorité législative mais laisse en place le président. M. Mitterrand, de 1986 à 1988, et M. Chirac, de 1997 à 2002, ont ainsi préparé les conditions de leur réélection. François Mitterrand, de 1993 à 1995, a pu sculpter sa statue pour l'histoire. Avec le quinquennat, le temps présidentiel et le temps législatif se confondent. Le président doit réparer lui-même l'impopularité du pouvoir politique pour espérer se représenter ou s'assurer une sortie digne. Cela donne moins de "temps au temps" et nécessite une réactivité beaucoup plus forte aux expressions du corps électoral Sous la Ve République, hors cohabitation, la relation président premier ministre est un élément essentiel au bon fonctionnement du système. Dans la conception monarchique pensée par de Gaulle et poursuivie depuis, le premier ministre s'apparente au serviteur, susceptible d'être remercié à tout moment. A lui de protéger le président des humeurs de l'opinion et, s'il le faut, d'endosser le mécontentement populaire et ses conséquences. Le quinquennat modifie les choses en appelant à une plus grande cohérence de l'exécutif. Or M. Chirac n'a cessé de se marcher sur les pieds avec son premier ministre. La nomination de Dominique de Villepin a restauré la fonction du premier ministre en contribuant cette fois-ci à l'affaiblissement du président. Le quinquennat réduit la distance entre le président et le premier ministre et rend plus difficile la répartition de leurs rôles et leur complémentarité.
Le dernier changement concerne la relation du président avec son camp politique. Bénéficiaire le 21 avril 2002 d'un concours de circonstances qui conduisit aux 82 % du second tour, M. Chirac en a profité pour imposer un parti unique de la droite avec la création de l'UMP. Mais en agissant ainsi, il a choisi de diriger le pays durant cinq ans sur la base électorale très étroite de son premier tour présidentiel. La logique du parti unique de l'UMP voudrait que son président soit le premier ministre. On glisserait alors vers un autre régime politique qui réduirait les pouvoirs du président — ce qui ne serait pas une mauvaise chose — mais que le premier concerné n'est pas facilement prêt à accepter. Si Nicolas Sarkozy est élu en 2007, il n'est pas sûr qu'il maintienne l'UMP telle qu'elle est aujourd'hui. L'erreur de M. Chirac est d'avoir géré son quinquennat comme s'il s'agissait toujours d'un septennat.
Article paru dans l'édition du Monde du 13.01.06
Par gandalf le blanc
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