On connaissait Ségolène ROYAL maitresse dans l'art de lancer des idées tapageuses lors des débats des primaires. Cette stratégie avait amené tous ses détracteurs dans une position de critique mais avait centré le débat sur les idées de la candidate du PS. Or, il semble que Ségolène ROYAL veuille reprendre le même genre de stratégie s'agissant du Proche-Orient, certes en agissant d'une autre façon, cette dernière en l'occurence bien plus douteuse et dangereuse. Alors que tout le monde met des pincettes à communiquer avec les uns et les autres, la candidate PS, elle, se lance dans une écoute si passive, qu'elle n'entend pas ce que tout le monde entend autour d'elle. Dans l'opposition à Ségolène ROYAL on patiente pour voir si la candidate voit son faux pas... Perdue qu'elle est le lendemain, après avoir affirmé haut et fort qu'elle n'a rien entendu (achat de sonotone nécessaire 20 ans plus tôt que Jacques CHIRAC), la candidate condamne les propos tenus à la table où elle se trouvaitOr elle ne semblait pas être seule, ses conseillers l'accompagnaient et pas des moindres... Eux non plus n'ont rien entendu ? C'est pas de chance !!
Si sa stratégie a pu avoir un effet de loupe et amener la campagne vers ses idées polémiques en France, on ne peut accepter des condamnations à contre-temps en politique internationale surtout dans des sujets explosifs dans cette poudrière.
On ne reviendra pas sur les propos de Mr DRAY, aboyeur en chef, qui ferait bien de ne pas se prendre lui aussi les pieds dans le tapis en ironisant sur les qualités des ministres en se mettant au niveau de la caricature de Philippe DOUSTE-BLAZY aux guignols de l'infos. On note une attitude peu responsable de la part de ce porte parole appartenant à l'équipe de campagne de Ségolène ROYAL. Le manque de sang froid dans cette équipe et celui de la candidate piégée semble montrer le manque de maturité pour être au plus haut de l'état. Je suis franchement déçu que les militants aient pu choisir Ségolène ROYAL au détriment de Dominique STRAUSS-KAHN et je présume que bon nombre doivent se mordre les doigts d'avoir fait un tel choix !!
On appréciera le manque de soutien qu'a pu avoir Ségolène ROYAL dans cette histoire. Certes, son compagnon François HOLLANDE en qualité de Premier secrétaire n'avait que le choix de la défendre. Quant aux autres, leur silence fait de ce moment de flottement un premier signal de danger !! Et au PS on a l'habitude des bourdes et des mauvais moments de campagne. On se rappellera des cailloux sur Lionel JOSPIN... Cette région est vraiment dangereuse pour les candidats PS.
PARIS (AFP) - Les premiers pas de Ségolène Royal sur la scène internationale avec son déplacement au Proche-Orient ont déclenché ce week-end un début de polémique en France, la droite criant à la "faute" tandis que le PS prenait sa défense.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a défendu dimanche Ségolène Royal, jugeant cette polémique "déplacée".
Pour son premier voyage à l'étranger depuis sa désignation comme candidate du PS à la présidentielle, Ségolène Royal avait fixé la barre haut en choisissant d'aller au Proche-Orient.
De cette tournée, ses adversaires attendaient le faux pas qui allait leur permettre de tacler celle qui fait jeu égal avec Nicolas Sarkozy dans les sondages.
L'occasion leur a été fournie par une rencontre vendredi entre Mme Royal et des députés libanais, parmi lesquels un élu du Hezbollah, Ali Ammar, qui a assimilé le comportement d'Israël au Liban au "nazisme".
Aussitôt, la droite s'est engouffrée pour dénoncer, qui "une faute lourde", qui une candidate "ne connaissant pas ses sujets".
Mme Royal a eu beau affirmer samedi n'avoir pas entendu ces propos, pas plus que l'ambassadeur de France qui était à ses côtés, car si tel avait été le cas elle aurait "quitté la salle", la polémique était lancée.
Estimant qu'il n'y avait eu de sa part "ni faux pas, ni maladresse", la candidate PS a assuré que "personne" ne l'empêcherait de "continuer à dialoguer avec des représentants démocratiquement élus", manière d'imposer sa vision de l'exercice du pouvoir.
S'exprimant sur Radio communauté juive (RCJ), M. Hollande, également compagnon de la candidate PS à la présidentielle, a fait état des informations en sa possession selon lesquelles "la traduction donnée à Ségolène Royal et à l'ambassadeur n'était qu'une traduction abrégée, sommaire, qui ne comportait pas tous les propos rapportés par ailleurs aux journalistes".
Doutant d'un problème de traduction, la porte-parole de l'UMP, Valérie Pécresse, a qualifié dimanche de "vraiment inexcusable et inqualifiable" que Ségolène Royal ait attendu "24 heures pour réagir".
Pour M. Hollande "Le Hezbollah a tenu des propos, comme d'habitude, provocateurs, insultants, elle y a réagi, comme elle devait y réagir" car une fois qu'elle a eu "la traduction", elle a "dit combien ces propos étaient inacceptables", a expliqué M. Hollande. "Je trouve cette polémique déplacée", a-t-il souligné.
Le premier secrétaire a jugé que si "le Hezbollah était un parti politique au Liban, ce n'était pas un parti comme les autres, puisque c'est une organisation militaire, provocatrice".
Pour lui, Ségolène Royal a eu "raison d'aller" au Liban.
Ali Ammar avait également longuement insisté sur "la folie de la politique américaine" et Mme Royal avait dit partager avec lui "beaucoup de choses, notamment l'analyse du rôle des Etats-Unis", avant de rectifier en soulignant qu'elle évoquait la politique américaine en Irak.
Dimanche, trois ministres sont montés au créneau. Philippe Douste-Blazy (Affaires étrangères) a évoqué "le droit à la sécurité pour Israël", jugeant qu'il ne fallait pas aller en Orient avec "des idées simplistes". "On est d'autant plus fort et écouté dans un dialogue que l'on est très ferme sur les principes", a-t-il dit.
Le coordinateur des porte-parole de Ségolène Royal, Julien Dray, a vertement répliqué dimanche à Philippe Douste-Blazy, jugeant tout cela "vraiment déplacé" et déclarant à propos du ministre: "Si c'était une flèche, ça se saurait".
"Ségolène Royal, manifestement, ne connaît pas ses sujets et s'est comportée comme un éléphant du PS dans un magasin de porcelaine", a renchéri François Goulard (Recherche), tandis que Xavier Bertrand (Santé) faisait valoir sur Canal + qu'il ne fallait "pas affaiblir la France".
En revanche Gérard Bapt, vice-président PS du groupe d'amitié France-Liban à l'Assemblée nationale, a salué les positions de la candidate, soulignant qu'elles s'inscrivaient dans "la plus pure tradition mitterrandienne".
PARIS (AFP) - Le coordinateur des porte-parole de Ségolène Royal, Julien Dray, a vertement répliqué dimanche à Philippe Douste-Blazy qui avait accusé la candidate PS d'avoir des idées "simplistes" en matière internationale, jugeant tout cela "vraiment déplacé" et déclarant à propos du ministre: "Si c'était une flèche, ça se saurait".
Commentant également sur Radio J les attaques de l'UMP contre Mme Royal à propos de sa rencontre vendredi avec des députés libanais, parmi lesquels un élu du Hezbollah, M. Dray a estimé que "les responsables de l'UMP étaient certainement en difficulté" pour réagir comme ils le font.
"Je comprends qu'ils ne sont pas contents que le voyage de Mme Royal ait pris cette importance. Elle a voulu se mettre tout de suite en situation. Je comprends la rancoeur, mais franchement, il y a mieux à faire", a-t-il dit en dénonçant une "polémique inutile et stérile".
Mais, M. Dray a surtout concentré son attaque sur le ministre des Affaires étrangères, qui a mis en garde dimanche Mme Royal contre les idées "simplistes" au Proche-Orient, en paraphrasant le général de Gaulle.
"Si c'était une flèche, ça se saurait et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'en matière de politique diplomatique, il n'a pas brillé. Donc, je n'ai aucune leçon à recevoir de ce monsieur", a lancé M. Dray, joint par téléphone en Israël où il se trouvait avec Mme Royal.
Le porte-parole de la candidate a fait valoir que Ségolène Royal n'avait "pas entendu les propos" du député du Hezbollah assimilant l'attitude d'Israël au Liban au "nazisme", pas plus que "l'ambassadeur de France qui représente la diplomatie française".
Donc, a poursuivi M. Dray, M. Douste-Blazy "devrait se renseigner. L'ambassadeur "ne s'est pas levé, n'a pas quitté la salle, n'a pas protesté. Donc, tout cela est vraiment déplacé".
Julien Dray s'en est pris également aux amis de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle. "Je comprends qu'ils ont les boules et que les amis de M. Sarkozy dans la communauté juive essaient de monter une petite polémique", a-t-il dit, en leur conseillant "de rester chez eux".
"Tout cela n'est pas digne de grands responsables politiques", a-t-il poursuivi, ajoutant: "il y en a qui veulent nous donner des leçons, franchement ils sont mal placés pour le faire".
PARIS (AP) - Dernier responsable UMP à s'exprimer sur le sujet, le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a condamné à son tour dimanche l'attitude de la candidate socialiste Ségolène Royal lors de son déplacement au Liban.
La candidate socialiste n'a pas réagi aux propos tenus devant elle par un député du Hezbollah comparant implicitement l'occupation passée du Liban par Israël au "nazisme qui a occupé la France", propos qu'elle a affirmé ne pas avoir "entendus".
"Je ne souhaite pas entrer dans une polémique et je ne souhaite pas faire de procès d'intention à Ségolène Royal", a expliqué sur France-Info M. Douste-Blazy.
"Mais, j'ai envie de lui dire que l'on est d'autant plus fort et écouté dans un dialogue que l'on reste très ferme sur la défense de nos principes et je veux en particulier parler du droit à la sécurité pour Israël", a précisé le ministre des Affaires étrangères.
"Dans ses mémoires, le général de Gaulle avait écrit 'j'allais vers l'Orient compliqué avec des idées simples'; encore faut-il que ces idées ne soient pas simplistes", a lancé Philippe Douste-Blazy à Ségolène Royal.
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