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polémiques

Dimanche 29 octobre 2006

j'ai décidé de créer une nouvelles catégorie: polémiques .Je n'avais pas écrit d'articles depuis bien longtemps. bien sur j'aurais pu parler du projet socialiste , de la rivalité SARKOZY-VILLEPIN, ou encore des pseudos débats du PS. Mais en ce jour , où, une jeune femme de 26 ans se bat entre la vie et la mort le président de la région IDF , Jean Paul HUCHON s'autorise à faire une polémique sur pourquoi n'ai je pas été invité à une réunion en ma qualité de Président des transport en IDF par Nicolas SARKOSY ? Ces phrases polémiques marquent vraiment une désespérante habitudes au PS. Pourquoi ne pas condamner cette agression plutot que jouer de la corne de brume  et passer au premier plan les intérêts électoralistes pour 2007. Il est grand temps que les éléphants du PS dans lesquelles je classe également Ségolène ROYALE se replacent plus dans une compassion pour les agressé(e)s...Je pense réellement que l'angélisme est encore d'actualité et que le 21 avril n'a pas été totalement revisité au PS..il va vraiment falloir qu'ils réagissent s'ils ne veulent pas se retrouver sortis de la course le 22 avril...

PARIS (Reuters) - L'incendie d'un autobus dans lequel une jeune femme a été grièvement brûlée samedi soir dans le XIIIe arrondissement de Marseille a suscité une vive émotion.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a ainsi exprimé dimanche matin son "indignation" face à ce "crime", dans un communiqué, et annoncé la tenue, lundi à Matignon, d'une réunion sur la sécurité et les transports publics.

Selon le ministère de l'Intérieur, les jours de la jeune femme de 26 ans, brûlée à 60%, "sont en danger". Au moins trois autres passagers ont été intoxiqués par les fumées.

Les témoignages font état de trois ou quatre jeunes agresseurs aux visages dissimulés par des capuchons.

Selon la police et le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume, ils ont forcé les portes de cet autobus de la ligne 32 peu après 21h00 et l'ont aspergé d'essence avant d'y mettre le feu.

Jacques Beaume a dénoncé un "vrai guet-apens", tandis que Jean-Claude Delage, dirigeant du syndicat de policiers Alliance, a parlé d'acte visant à tuer - "Il n'a même pas été demandé aux occupants du bus de descendre", a-t-il déclaré dimanche à LCI.

Les conducteurs d'autobus de Marseille ont décidé de ne pas assurer leur service dimanche.

Un autre syndicat de policiers, Action Police CFTC, a demandé la démission du ministre de l'Intérieur.

"Nicolas Sarkozy n'est plus en capacité d'assurer de manière acceptable la sécurité des personnes et des biens", écrit son secrétaire général, Michel Thooris, dans un communiqué. "Après cet événement, nous exigeons sa démission."

Le président socialiste de la région Ile-de-France, qui a de nouveau connu des troubles ponctuels dans la nuit, a dénoncé sur France Inter, un acte "révoltant à la limite du gangstérisme" et l'"absence" de l'Etat.

INCIDENTS EN ILE-DE-FRANCE

"M. Sarkozy est au cul des vaches en Lozère. M. de Villepin se préoccupe de faire filmer le conseil des ministres par la télévision" et le président Jacques Chirac "fait le VRP en Chine", a déclaré Jean-Paul Huchon. "Et pendant ce temps, on sait qu'il peut y avoir des ennuis très graves en banlieue."

"Je suis président de l'autorité d'organisation des transports en Ile-de-France", a-t-il ajouté. "Le ministre de l'Intérieur, qui a réuni les transporteurs en catastrophe, il y a deux jours, n'a même pas jugé utile de me convoquer."

Marseille avait été relativement épargnée par la flambée de violences urbaines de 2005.

Un an après cette crise, les médias se tournent de nouveau vers les quartiers "difficiles" et les incidents sporadiques qui s'y produisent.

Des échauffourées ont ainsi de nouveau opposé des dizaines de jeunes cagoulés et des policiers samedi dans la cité de la Grande-Borne, à Gigny (Essonne), et un autobus a été incendié à Trappes, dans les Yvelines.

A Marseille, il semble que les agresseurs avaient déjà essayé de s'en prendre à l'autobus sur le trajet aller, a précisé le procureur de la République. "C'est au retour que, effectivement, il était attendu", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Claude Delage, "ce qui est effrayant c'est qu'on s'en prend désormais, non plus simplement aux forces de l'ordre, aux représentants de l'autorité de l'Etat, mais (...) à la population, de manière très violente".

Le secrétaire général d'Alliance a demandé un "Grenelle de la sécurité" réunissant tous les acteurs concernés, y compris les transports publics et l'Education nationale, pour régler le problème de l'insécurité.

Par gandalf le blanc
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Samedi 25 novembre 2006

Qu'une femme est belle. Que c'est horrible une femme battue. Et rien ne doit arrêter ceux qui luttent quotidiennement contre ça. Les associations, les  femmes tout d'abord, les associations qui leur viennent en aide. Je suis stupéfait de voir tant de personnes impliquées dans cette lutte et souvent dans la plus grande discrétion. Madame ROYAL, déléguée à la famille par le passé a sans doute voulu attraper l'info quand elle sortait de la machine "chiffres" pour se lancer dans "ma première loi...".

Pitié Madame ROYAL ! Pas ça aux femmes de la part d'une femme. Ce sujet est bien délicat et une loi existe sur ce sujet et il semble que votre tâche de présidente de région et donc de cumul de mandat vous ait empêché d'être là pour amender et participer aux débats. Cela suffit des politiciens qui promettent une nouvelle politique et qui, en fait, sont comme les autres. Qu'il faille encore aller plus loin oui. Mais qu'en était-il, de la violences aux femmes sous votre ministère  ? Vos chiffres devaient être déjà bien élevés...Qu'avez vous fait quand vous en aviez les moyens ? Un peu de dignité...

Je suis de tout coeur avec les femmes battues , car mon quotidien m'a amené à cotoyer leurs enfants. Rien n'est pire que la peur, que ce sentiment de chaque instant de ne pas avoir le courage de partir. Alors il en est assez de ces gesticulations pour ramasser les voix et encore plus venant d'une femme qui a eu l'occasion dans le passé quand elle fut ministre déléguée à la famille de faire quelque chose pour les FEMMES...

L'UMP a accusé samedi Ségolène Royal d'"instrumentaliser" les violences conjugales. La veille, la candidate socialiste avait déclaré que, si elle était élue à l'Elysée, la première loi qu'elle ferait voter viserait à "éradiquer les violences familiales".

"Dès lors que la famille devient un champ de bataille, c'est toute la société qui est concernée, c'est toute la société qui est destructurée. Et je veux que ces violences reculent", a déclaré Ségolène Royal en visitant vendredi à Bondy la maison d'accueil de l'association SOS-femmes. "Si je suis élue, ce sera le premier texte de loi dont sera saisie l'Assemblée nationale, un texte pour éradiquer les violences familiales."

"La lutte contre les violences faites aux femmes est un sujet trop grave pour être isntrumentalisé politiquement", a rétorqué samedi l'UMP dans un communiqué.

Le parti de droite rappelle que la loi du 4 avril 2006, adoptée à l'unanimité, a renforcé la prévention et les sanctions contre les auteurs de violences conjugales. Ce texte permet notamment d'attribuer sans délai le logement familial au conjoint victime de violences.

La députée des Deux-Sèvres "n'a été présente ni en première lecture, ni en deuxième lecture, ni lors de l'adoption finale à l'unanimité (23 mars 2006). Mme Royal n'a d'ailleurs ni déposé, ni cosigné d'amendements sur ce texte", accuse l'UMP. "Nous regrettons que Ségolène Royal n'assume pas son rôle de parlementaire sur des sujets aussi importants pour la société française. Sans doute attend-elle que les Français lui disent ce qu'elle doit faire", persifle l'UMP, en se moquant de la démocratie participative chère à la candidate socialiste.

Sur son blog http://www.desirsdavenir.org, Ségolène Royal déclare que "les violences faites aux femmes doivent devenir une affaire d'Etat".

"Il faudra (...) qu'un homme condamné se voit privé d'un certain nombre de droits, et qu'il soit aidé. Cette loi devra protéger les femmes, (...) remettre des moyens pour des accueils spécifiques dans les commissariats, les hôpitaux. Cette loi comportera aussi un volet d'éducation contre le sexisme, car il faut éduquer dès le plus jeune âge au respect mutuel", propose Ségolène Royal.

Ce samedi 25 novembre était la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. AP

Par gandalf le blanc
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Dimanche 26 novembre 2006

La campagne est partie côté PS. La bataille est lancée et on peut dire que celle-ci risque de ne pas être sereine. Comment pourrait-elle l'être avec des railleries. Et nous n'en sommes qu'au début. Ce couple HOLLANDE-ROYAL... pardon ROYAL-HOLLANDE me fait penser au lame de rasoir... La première coupe le poil, la deuxième l'empêche de repousser. Car pour le premier secrétaire du parti, qui a montré tant de galanterie pour que sa compagne... qu'il ne croise quasiment plus, ne trouve dans la vie politique que la possibilité de se moquer et d'ironiser. Le seul problème c'est que l'amnésie est un mal chez les éléphant du PS. Lionel JOSPIN a-t-il démissionné en 2002 ? Je ne pense pas que cela ait été le cas. De toute manière, il semble que Nicolas SARKOSY n'a guère de leçon à recevoir du premier secrétaire du PS tant ce dernier  s'est trouvé ridicule de n'avoir aucun poids pour la course aux Présidentielles. Attention Monsieur du PS, prudence il faut savoir garder, la campagne est longue et sera difficile. C'est Ségolène ROYAL qui le dit....

 

PARIS (AP) - Moquant la procédure de désignation mise en oeuvre par l'UMP sous la pression selon lui du PS, François Hollande a souhaité dimanche "bonne chance" et "bon courage" à Nicolas Sarkozy, ironisant sur sa "précipitation" à annoncer sa candidature. De nouveau, il l'a exhorté à quitter sans attendre le ministère de l'Intérieur.

Jeudi dernier, Nicolas Sarkozy annonçait "fébrilement qu'il allait être candidat" et "rapidement", a raillé François Hollande en clôture du congrès d'investiture de Ségolène Royal à la Mutualité, soulignant que la primaire du PS n'est "pas étrangère à cette précipitation".

Le même jour, Nicolas Sarkozy "convoquait ses concurrents, même contre leur gré, à participer à une primaire" et "préparait aussi, je ne sais d'où la formule a été tirée, des forums régionaux entre Noël et le jour de l'an", a poursuivi François Hollande, moqueur.

Or, a estimé le N°1 du PS, le vote prévu par l'UMP le 14 janvier "ne réglera rien puisque ses concurrents réels n'excluent pas, au nom d'une conception gaulliste, de se présenter en dehors de l'UMP". "Nous sommes socialistes, nous sommes généreux: souhaitons leur bon courage, bonne chance dans cette procédure!", s'est-il amusé.

Une nouvelle fois, le patron du PS a demandé à Nicolas Sarkozy de quitter la place Beauvau. "L'exigence morale voudrait qu'il ne reste pas plus longtemps ministre de l'Intérieur", a-t-il exigé, jugeant que "l'organisateur du scrutin" présidentiel ne peut pas en être "un protagoniste".

De plus, "il faut permettre à la France de disposer d'un ministre de l'Intérieur à temps plein car, en ces temps d'insécurité et de violence, ce serait quand même préférable, en tout cas pas superflu", a conclu François Hollande.

Par gandalf le blanc
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Dimanche 3 décembre 2006

On connaissait Ségolène ROYAL maitresse dans l'art de lancer des idées tapageuses lors des débats des primaires. Cette stratégie avait amené tous ses détracteurs dans une position de critique mais avait centré le débat sur les idées de la candidate du PS. Or,  il semble que Ségolène ROYAL veuille reprendre le même genre de stratégie s'agissant du Proche-Orient, certes en agissant d'une autre façon, cette dernière en l'occurence bien plus douteuse et dangereuse. Alors que tout le monde met des pincettes à communiquer avec les uns et les autres, la candidate PS, elle, se lance dans une écoute si passive, qu'elle n'entend pas ce que tout le monde entend autour d'elle. Dans l'opposition à Ségolène ROYAL on patiente pour voir si la candidate voit son faux pas... Perdue qu'elle est le lendemain, après avoir affirmé haut et fort qu'elle n'a rien entendu (achat de sonotone nécessaire 20 ans plus tôt que Jacques CHIRAC), la candidate condamne les propos tenus à la table où elle se trouvaitOr elle ne semblait pas être seule, ses conseillers l'accompagnaient et pas des moindres... Eux non plus n'ont  rien entendu ? C'est pas de chance !!

Si  sa stratégie a pu avoir un effet de loupe et amener la campagne vers ses idées polémiques en France, on ne peut accepter des condamnations à contre-temps en politique internationale surtout dans des sujets explosifs dans cette poudrière.

On ne reviendra pas sur les propos de Mr DRAY, aboyeur en chef, qui ferait bien de ne pas se prendre lui aussi les pieds dans le tapis en ironisant sur les qualités des ministres en se mettant au niveau de la caricature de Philippe DOUSTE-BLAZY aux guignols de l'infos. On note une attitude peu responsable de la part de ce porte parole appartenant à l'équipe de campagne de Ségolène ROYAL. Le manque de sang froid dans cette équipe et celui de la candidate piégée semble montrer le manque de maturité pour être au plus haut de l'état. Je suis franchement déçu que les militants aient pu choisir Ségolène ROYAL au détriment de Dominique STRAUSS-KAHN et je présume que bon nombre doivent se mordre les doigts d'avoir fait un tel choix !!

On appréciera le manque de soutien qu'a pu avoir Ségolène ROYAL dans cette histoire. Certes, son compagnon François HOLLANDE en qualité de Premier secrétaire n'avait que le choix de la défendre. Quant aux autres, leur silence  fait de ce moment de flottement un premier signal de danger !! Et au PS on a l'habitude des bourdes et des mauvais moments de campagne. On se rappellera des cailloux sur Lionel JOSPIN... Cette région est vraiment dangereuse pour les candidats PS.

PARIS (AFP) - Les premiers pas de Ségolène Royal sur la scène internationale avec son déplacement au Proche-Orient ont déclenché ce week-end un début de polémique en France, la droite criant à la "faute" tandis que le PS prenait sa défense.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a défendu dimanche Ségolène Royal, jugeant cette polémique "déplacée".

Pour son premier voyage à l'étranger depuis sa désignation comme candidate du PS à la présidentielle, Ségolène Royal avait fixé la barre haut en choisissant d'aller au Proche-Orient.

De cette tournée, ses adversaires attendaient le faux pas qui allait leur permettre de tacler celle qui fait jeu égal avec Nicolas Sarkozy dans les sondages.

L'occasion leur a été fournie par une rencontre vendredi entre Mme Royal et des députés libanais, parmi lesquels un élu du Hezbollah, Ali Ammar, qui a assimilé le comportement d'Israël au Liban au "nazisme".

Aussitôt, la droite s'est engouffrée pour dénoncer, qui "une faute lourde", qui une candidate "ne connaissant pas ses sujets".

Mme Royal a eu beau affirmer samedi n'avoir pas entendu ces propos, pas plus que l'ambassadeur de France qui était à ses côtés, car si tel avait été le cas elle aurait "quitté la salle", la polémique était lancée.

Estimant qu'il n'y avait eu de sa part "ni faux pas, ni maladresse", la candidate PS a assuré que "personne" ne l'empêcherait de "continuer à dialoguer avec des représentants démocratiquement élus", manière d'imposer sa vision de l'exercice du pouvoir.

S'exprimant sur Radio communauté juive (RCJ), M. Hollande, également compagnon de la candidate PS à la présidentielle, a fait état des informations en sa possession selon lesquelles "la traduction donnée à Ségolène Royal et à l'ambassadeur n'était qu'une traduction abrégée, sommaire, qui ne comportait pas tous les propos rapportés par ailleurs aux journalistes".

Doutant d'un problème de traduction, la porte-parole de l'UMP, Valérie Pécresse, a qualifié dimanche de "vraiment inexcusable et inqualifiable" que Ségolène Royal ait attendu "24 heures pour réagir".

Pour M. Hollande "Le Hezbollah a tenu des propos, comme d'habitude, provocateurs, insultants, elle y a réagi, comme elle devait y réagir" car une fois qu'elle a eu "la traduction", elle a "dit combien ces propos étaient inacceptables", a expliqué M. Hollande. "Je trouve cette polémique déplacée", a-t-il souligné.

Le premier secrétaire a jugé que si "le Hezbollah était un parti politique au Liban, ce n'était pas un parti comme les autres, puisque c'est une organisation militaire, provocatrice".

Pour lui, Ségolène Royal a eu "raison d'aller" au Liban.

Ali Ammar avait également longuement insisté sur "la folie de la politique américaine" et Mme Royal avait dit partager avec lui "beaucoup de choses, notamment l'analyse du rôle des Etats-Unis", avant de rectifier en soulignant qu'elle évoquait la politique américaine en Irak.

Dimanche, trois ministres sont montés au créneau. Philippe Douste-Blazy (Affaires étrangères) a évoqué "le droit à la sécurité pour Israël", jugeant qu'il ne fallait pas aller en Orient avec "des idées simplistes". "On est d'autant plus fort et écouté dans un dialogue que l'on est très ferme sur les principes", a-t-il dit.

Le coordinateur des porte-parole de Ségolène Royal, Julien Dray, a vertement répliqué dimanche à Philippe Douste-Blazy, jugeant tout cela "vraiment déplacé" et déclarant à propos du ministre: "Si c'était une flèche, ça se saurait".

"Ségolène Royal, manifestement, ne connaît pas ses sujets et s'est comportée comme un éléphant du PS dans un magasin de porcelaine", a renchéri François Goulard (Recherche), tandis que Xavier Bertrand (Santé) faisait valoir sur Canal + qu'il ne fallait "pas affaiblir la France".

En revanche Gérard Bapt, vice-président PS du groupe d'amitié France-Liban à l'Assemblée nationale, a salué les positions de la candidate, soulignant qu'elles s'inscrivaient dans "la plus pure tradition mitterrandienne".

PARIS (AFP) - Le coordinateur des porte-parole de Ségolène Royal, Julien Dray, a vertement répliqué dimanche à Philippe Douste-Blazy qui avait accusé la candidate PS d'avoir des idées "simplistes" en matière internationale, jugeant tout cela "vraiment déplacé" et déclarant à propos du ministre: "Si c'était une flèche, ça se saurait".

Commentant également sur Radio J les attaques de l'UMP contre Mme Royal à propos de sa rencontre vendredi avec des députés libanais, parmi lesquels un élu du Hezbollah, M. Dray a estimé que "les responsables de l'UMP étaient certainement en difficulté" pour réagir comme ils le font.

"Je comprends qu'ils ne sont pas contents que le voyage de Mme Royal ait pris cette importance. Elle a voulu se mettre tout de suite en situation. Je comprends la rancoeur, mais franchement, il y a mieux à faire", a-t-il dit en dénonçant une "polémique inutile et stérile".

Mais, M. Dray a surtout concentré son attaque sur le ministre des Affaires étrangères, qui a mis en garde dimanche Mme Royal contre les idées "simplistes" au Proche-Orient, en paraphrasant le général de Gaulle.

"Si c'était une flèche, ça se saurait et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'en matière de politique diplomatique, il n'a pas brillé. Donc, je n'ai aucune leçon à recevoir de ce monsieur", a lancé M. Dray, joint par téléphone en Israël où il se trouvait avec Mme Royal.

Le porte-parole de la candidate a fait valoir que Ségolène Royal n'avait "pas entendu les propos" du député du Hezbollah assimilant l'attitude d'Israël au Liban au "nazisme", pas plus que "l'ambassadeur de France qui représente la diplomatie française".

Donc, a poursuivi M. Dray, M. Douste-Blazy "devrait se renseigner. L'ambassadeur "ne s'est pas levé, n'a pas quitté la salle, n'a pas protesté. Donc, tout cela est vraiment déplacé".

Julien Dray s'en est pris également aux amis de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle. "Je comprends qu'ils ont les boules et que les amis de M. Sarkozy dans la communauté juive essaient de monter une petite polémique", a-t-il dit, en leur conseillant "de rester chez eux".

"Tout cela n'est pas digne de grands responsables politiques", a-t-il poursuivi, ajoutant: "il y en a qui veulent nous donner des leçons, franchement ils sont mal placés pour le faire".

PARIS (AP) - Dernier responsable UMP à s'exprimer sur le sujet, le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a condamné à son tour dimanche l'attitude de la candidate socialiste Ségolène Royal lors de son déplacement au Liban.

La candidate socialiste n'a pas réagi aux propos tenus devant elle par un député du Hezbollah comparant implicitement l'occupation passée du Liban par Israël au "nazisme qui a occupé la France", propos qu'elle a affirmé ne pas avoir "entendus".

"Je ne souhaite pas entrer dans une polémique et je ne souhaite pas faire de procès d'intention à Ségolène Royal", a expliqué sur France-Info M. Douste-Blazy.

"Mais, j'ai envie de lui dire que l'on est d'autant plus fort et écouté dans un dialogue que l'on reste très ferme sur la défense de nos principes et je veux en particulier parler du droit à la sécurité pour Israël", a précisé le ministre des Affaires étrangères.

"Dans ses mémoires, le général de Gaulle avait écrit 'j'allais vers l'Orient compliqué avec des idées simples'; encore faut-il que ces idées ne soient pas simplistes", a lancé Philippe Douste-Blazy à Ségolène Royal.

Par gandalf le blanc
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Lundi 4 décembre 2006

Que penser alors de ce manque d'expérience qui fait cruellement défaut à Ségolène ROYAL ? Entre une soit-disante négation suite à un terme "inaudible" -pourtant entendu de tout le monde !-, la candidate du PS laisse planer un silence qui, diplomatiquement parlant, aurait pu tourner à la catastrophe. Rencontrer un membre du Hamas était comme se suicider sur le plan de la politique étrangère. Mais, peut-être, est-ce mieux ainsi ! Pour l'instant, la candidate qui prétant écouter le peuple a fermé sa bouche et ses oreilles... Difficile de faire mieux pour un début !

JERUSALEM (AFP) - La candidate socialiste à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal, devait rencontrer lundi le Premier ministre Ehud Olmert, point d'orgue d'une visite en Israël où elle a été courtisée malgré les critiques qui ont émaillé sa tournée au Proche-Orient.

Durant son séjour de 48 heures en Israël et dans la bande de Gaza, celle qui brigue la présidence française, aura rencontré, outre M. Olmert, les principaux responsables israéliens: les ministres des Affaires étrangères Tzipi Livni et de la Défense Amir Peretz.

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La candidate française à la succession de Jacques Chirac a partagé dimanche soir, dans un restaurant de Jerusalem, un dîner privé avec Mme Livni, membre du parti centriste Kadima et symbole de la nouvelle génération politique en Israël, comme Mme Royal en France.

Lors de cette rencontre qualifiée de "sympathique" côté français, la chef de la diplomatie de l'Etat hébreu a cherché à faire comprendre, notamment à partir de son histoire personnelle, les ressorts profonds de la politique israélienne et ses exigences en matière de sécurité, selon l'entourage de Mme Royal.

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Celle-ci s'est imprégnée un peu plus d'histoire juive, notamment le chapitre de la Shoah, en visitant longuement lundi matin le musée Yad Vashem, à Jérusalem, à la mémoire des six millions de juifs exterminés par les nazis.

La veille, dans la bande de Gaza, Ségolène Royal avait eu droit à un entretien de 45 mn, suivie de déclarations à la presse avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Cet agenda, digne d'un chef d'Etat en exercice, contraste avec la polémique née en France, en période de pré-campagne électorale, autour du périple proche-oriental de Mme Royal. Elle s'est vu reprocher un manque d'expérience, voire une forme de mansuétude à l'égard de l'antisémitisme, pour avoir, à Beyrouth, laissé passer des propos tenus en sa présence par un député du Hezbollah assimilant au nazisme l'action israélienne au Liban. Mme Royal avait fait une mise au point quelques heures plus tard affirmant que ni elle ni l'ambassadeur de France n'avaient entendu ces propos.

Dimanche soir, le Conseil représentatif des institutions juives de France a "déploré" que Mme Royal "ait accepté de dialoguer avec un représentant du Hezbollah", tandis que le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy a critiqué "les idées simplistes" de la candidate socialiste.

Cet épisode n'a provoqué aucune réaction des responsables de l'Etat hébreu, alors que la presse israélienne s'est contenté de relater l'incident en soulignant "le silence" de la candidate.

Pour la délégation qui accompagne Mme Royal, cela seul compte. "Les autorités israéliennes ont considéré que c'était un non-évènement puisqu'elles n'ont pas commenté" l'épisode libanais, a fait valoir le chef de ses porte-parole, Julien Dray. Selon ce responsable, les Israéliens "n'ont pas envie de tomber dans des polémiques politiciennes" et "considèrent que la venue de Ségolène Royal est un geste hautement politique". Ce périple proche-oriental est en effet le premier déplacement à l'étranger de la candidate depuis son investiture le 26 novembre.

Ségolène Royal a aussi prêté le flanc à la critique pour avoir entretenu un moment l'incertitude sur une possible rencontre à Gaza avec des représentants du Hamas, qualifiés d'"élus démocratiquement désignés". L'audience chez Mahmoud Abbas, et le silence israélien sur ce point aussi, montrent que l'heure n'est en tout cas pas venue d'exprimer publiquement une inquiétude sur une personnalité que le Proche-Orient découvre.

Par gandalf le blanc
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